Emballages : l’Europe pourrait supprimer des mesures écolos françaises
Le 18 décembre 2023, les ministres de l’Environnement vont tenter de trouver un accord sur le futur règlement européen sur les emballages. - Public domain pictures
Le 18 décembre 2023, les ministres de l’Environnement vont tenter de trouver un accord sur le futur règlement européen sur les emballages. - Public domain pictures
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La France verra-t-elle le retour de la vaisselle jetable dans les fast-foods ? C’est l’une des craintes des associations de défense de l’environnement. Dans une tribune publiée le 15 décembre par L’Obs, onze ONG françaises, dont Surfrider Foundation, Zero Waste et France Nature Environnement, alertent sur un possible retour en arrière à quelques jours d’un rendez-vous crucial à Bruxelles.
Lundi 18 décembre, les ministres de l’Environnement vont en effet tenter de trouver un accord sur le futur règlement européen sur les emballages et déchets d’emballages. Si la version du texte votée par le Parlement européen en novembre dernier restait telle quelle, plusieurs mesures déjà en vigueur en France, grâce à la loi Agec, pourraient disparaître. Au-delà de l’interdiction de la vaisselle jetable dans les restaurants, les associations citent l’interdiction des emballages plastiques pour les fruits et les légumes ou encore la fin des emballages plastiques à usage unique pour 2040.
L’un des enjeux de l’accord de lundi sera donc d’obtenir une flexibilité des États membres dans l’application du règlement. « Il faut que les pays qui souhaitent aller plus loin que ce que prévoit le futur règlement puissent le faire », insiste Diane Beaumenay-Joannet, chargée de plaidoyer à Surfrider Foundation, auprès de Reporterre.
« La solution pour enrayer la crise est pourtant à portée de main de nos ministres de l’Environnement qui peuvent, à l’occasion du Conseil de l’Union européenne le 18 décembre prochain, relever l’ambition et voter en faveur des restrictions de certains emballages inutiles, d’objectifs ambitieux de réemploi, mais également en supprimant les multiples exemptions. », concluent les ONG dans cette tribune.