Émissions de CO2 : une baisse en trompe-l’œil en 2023
Cette baisse s'explique notamment par la hausse du prix de l’essence, qui a incité des automobilistes à ne pas prendre leur véhicule. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.0 Deed/Sam Kelly
Cette baisse s'explique notamment par la hausse du prix de l’essence, qui a incité des automobilistes à ne pas prendre leur véhicule. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 2.0 Deed/Sam Kelly
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Faut-il se réjouir de la baisse des émissions de gaz à effet de serre en France, annoncée par Gabriel Attal ? En déplacement en Mayenne le 22 mai, le Premier ministre s’est félicité du recul de 5,8 % des émissions de CO2 en 2023. Il se base sur les chiffres définitifs publiés par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa). « Nous n’avons de leçons à recevoir de personne en matière d’efficacité écologique et environnementale », a déclaré Gabriel Attal, relate Libération.
N’en déplaise au Premier ministre, cette baisse est un trompe-l’œil, comme l’expliquait déjà Reporterre en mars dernier. Elle s’explique d’abord par la hausse du prix de l’essence, qui a incité beaucoup d’automobilistes à laisser leur véhicule au garage. De plus, les douces températures hivernales ont limité l’usage du chauffage.
« Il s’agit d’un résultat conjoncturel », estimait dans Reporterre Pierre Leflaive, chargé de mission mobilités durables au sein du Réseau Action Climat (RAC). « Les améliorations restent à la marge parce qu’on n’a pas changé de paradigme, analysait de son côté Anne Lassman-Trappier, de France Nature Environnement (FNE). On reste dans les petits gestes, donc on a de petits résultats. » La France s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2030.