En Colombie, la coulée de boue a été causée par la déforestation

Durée de lecture : 2 minutes

3 avril 2017

La Colombie cherche toujours les disparus après la coulée de boue qui a détruit une partie de la ville de Mocoa, dans le sud du pays, vendredi 31 mars. Le bilan - encore provisoire - s’est alourdi à 254 personnes dont 43 enfants. Cette avalanche est survenue alors que des pluies torrentielles ont provoqué des inondations dans la région.

Interrogée par Radio Caracol, une radio colombienne, l’ex-ministre de l’Environnement et directrice de The Nature Conservancy (TNC) Adriana Soto met en avant plusieurs pistes pour expliquer ce drame : « Le premier facteur, c’est le changement climatique. Partout dans le monde, nous assistons à une multiplication des événements climatiques extrêmes. Le second facteur est lié à la déforestation dans le bassin de Mocoa, qui favorise les glissements de terrain et les avalanches ; les rivières qui entourent la ville n’ont trouvé aucun obstacle en sortant de leur lit. » D’après l’Ideam, l’institut national d’études sur l’hydrologie et l’environnement, la forêt colombienne recule d’année en année, lentement mais sûrement : « En 1990, elle représentait 56,4 % de la surface du pays ; aujourd’hui, les forêts ne recouvrent plus que 51,6 % de la Colombie. »

Un avis partagé par de nombreux observateurs, comme l’environnementaliste Julio Carrizosa, également cité par Radio Caracol : « La déforestation a été très intensive dans cette région [notamment en raison de plantations illégales de coca, ndlr]. Les pentes ont été érodées. Et ainsi, avec les pluies torrentielles, les zones déforestées ont tendance à s’effondrer, à se déliter, occasionnant des mouvements de terre importants. »

Dernier facteur pointé du doigt par Adriana Soto, l’urbanisation. « La seule solution pour empêcher de tels drames, c’est de préserver une couverture verte et des rivières en bon état. »

- Source et photo : Radio Caracol.


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