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En brefPesticides

Glyphosate : une étude favorable à l’herbicide enfin désavouée et dépubliée

Des cadres de Monsanto auraient participé à la rédaction d'un article favorable au glyphosate, sans être cités (image d'illustration).

C’est un désaveu pour les promoteurs du glyphosate. Une étude de 2000 qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide vient d’être officiellement retirée des archives de la revue Regulatory Toxicology and Phamacology, qui l’avait publiée. En cause : des cadres de Monsanto auraient participé à la rédaction de l’article, sans être cités.

Une fraude révélée dès 2017 par les « Monsanto papers » — ces milliers de documents internes de la firme Monsanto rendus publics par la justice étasunienne — comme le rappelle notre confrère du Monde, Stéphane Foucart.

Il a fallu huit ans et une longue enquête interne avant que la revue publie une notice de rétractation, vendredi 28 novembre. Elle y détaille ses « préoccupations » concernant « le manque d’indépendance des auteurs », d’autant plus que ces derniers « auraient reçu une compensation financière de Monsanto pour leur travail sur cet article ».

Martin van den Berg, coéditeur en chef de la revue, questionne également la validité des résultats, uniquement basés « sur des études non publiées de Monsanto, qui n’ont pas démontré de potentiel cancérogène ». Ainsi, les auteurs n’ont pas inclus d’autres études de toxicité chronique à long terme et de cancérogénicité. « Les raisons de cette omission restent inconnues, mais remettent en question l’objectivité générale des conclusions présentées », conclut la notice.

Vingt-cinq ans après sa publication, l’étude a pourtant largement été citée par les défenseurs de l’herbicide le plus vendu au monde. « Cet article a eu une influence considérable sur les décisions réglementaires concernant le glyphosate et le Roundup pendant des décennies », reconnaît d’ailleurs Martin van den Berg.

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