Billets d’avion davantage taxés : les pilotes en grève
l’Assemblée nationale a adopté un amendement du gouvernement qui prévoit de collecter 1 milliard d’euros supplémentaires en 2025, via la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). - Pxhere
l’Assemblée nationale a adopté un amendement du gouvernement qui prévoit de collecter 1 milliard d’euros supplémentaires en 2025, via la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). - Pxhere
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Les pilotes de ligne sont en grève jeudi 14 novembre pour protester contre l’augmentation de la taxe sur les billets d’avion. En effet, l’Assemblée nationale a adopté le 8 novembre un amendement du gouvernement qui prévoit de collecter 1 milliard d’euros supplémentaires en 2025, via la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). L’entrée en vigueur de cette fiscalité est prévue au 1er janvier 2025 pour une durée d’un an. L’outre-mer et la Corse en seraient exemptées. Le syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) juge cet alourdissement de la fiscalité « mortifère » pour les emplois du secteur, car cela risquerait de rendre les compagnies aériennes françaises moins compétitives.
Un argument débouté par plusieurs ONG critiques de l’aviation, dont L’UFCNA (Union française contre les nuisances des aéronefs) et le réseau Rester sur Terre : « Cette taxe rééquilibre — un peu — une fiscalité anormalement favorable à l’avion qui profite à une minorité de personnes, au détriment de la santé des populations survolées et du climat », estiment les deux associations dans un communiqué de presse commun.
La France en retard sur ses voisins européens
En s’appuyant sur les travaux de l’association Transport & Environnement, les ONG soulignent également que la France est très en retard sur la taxation des billets d’avions par rapport à ses voisins allemands et anglais, qui ont mis en place des taxes quasiment 6 fois plus élevées pour les vols intra-européens, et 10 à 15 fois supérieurs pour les trajets internationaux.
« Soutenir le comportement irresponsable du secteur qui s’oppose à toute entrave à sa croissance, c’est se tirer une balle dans le pied. Anticiper la transition indispensable est plus à même de sauver les emplois dans l’aérien que de poursuivre la fuite en avant », estiment les deux ONG, pour qui les pilotes de ligne se trompent de combat. Et de conclure : « Augmenter la taxe sur les billets d’avion contribue à préserver à la fois la planète, ses habitants et l’avenir du secteur. »