Kiabi et Okaidi rappellent des vêtements trop fortement contaminés aux PFAS
Kiabi rappelle depuis le 10 mars 2026 plusieurs vêtements vendus en 2025 (image d'illustration). - Pexels / Atlantic Ambience
Kiabi rappelle depuis le 10 mars 2026 plusieurs vêtements vendus en 2025 (image d'illustration). - Pexels / Atlantic Ambience
Durée de lecture : 2 minutes
Un coupe-vent avec capuche pour enfant, une combi matelassée pour bébé, un blouson léger pour adulte… Kiabi rappelle depuis le 10 mars plusieurs vêtements vendus en 2025 en raison de la présence de substances perfluorées (PFAS). Interrogée par Reporterre, la marque indique avoir identifié, suite à un de ses contrôles qualité, des niveaux de PFAS « légèrement supérieurs aux seuils réglementaires en vigueur ».
La marque demande aux consommateurs qui les ont achetés de ne plus les utiliser et de les rapporter au point de vente pour remboursement. Au total, cinq références font l’objet de cette campagne de rappel. Toutes les informations précises sur les produits concernés sont disponibles sur le site gouvernemental Rappel Conso.
Lire aussi : Fin des PFAS : les vêtements imperméables en quête d’alternatives
Déjà en décembre dernier, des produits avaient été épinglés à la suite de prélèvements effectués et analysés par la DGCCRF. Kiabi avait alors rappelé un premier modèle de coupe-vent à capuche pour enfant vendu dans ses enseignes entre le 19 juin et le 27 octobre 2025. Une seconde marque dédiée à la mode enfantine, Okaidi, avait elle aussi procédé au rappel de deux modèles de cirés déperlants pour enfant vendus entre le 3 février et le 4 novembre 2025 en magasin et sur le site web de l’enseigne. Selon la DGCCRF, ces produits étaient non conformes à la réglementation européenne qui encadre le recours à certains PFAS.
Les PFAS interdits depuis le 1er janvier
Les PFAS, connus pour leurs propriétés imperméabilisantes, respirantes et antitaches sont largement utilisés dans le textile, et dans de nombreux autres secteurs, comme les cosmétiques ou les ustensiles de cuisine, en particulier pour les poêles antiadhésives. Depuis le 1er janvier, la France va plus loin que la réglementation européenne. Elle interdit la production, la vente et l’importation de vêtements et chaussures ainsi que des cosmétiques contenant des PFAS. Toutefois, des valeurs résiduelles sont autorisées jusqu’à un certain seuil. Par ailleurs, les produits fabriqués avant cette date peuvent continuer à être commercialisés jusqu’à la fin de l’année 2026.
Ces substances sont pointées du doigt tant pour les risques de pollution environnementale qu’elles génèrent — les molécules sont réputées ne pas se dégrader (d’où leur surnom de polluants éternels) — que pour leurs risques sanitaires (perturbation endocrinienne, caractère cancérogène de certains PFAS…).