L’Agence bio de nouveau attaquée, révèle une note confidentielle
L’Agence bio pourrait fusionner avec deux autres organismes, selon une note du gouvernement. - © Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
L’Agence bio pourrait fusionner avec deux autres organismes, selon une note du gouvernement. - © Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Une note confidentielle émanant du ministère de l’Économie indique que le gouvernement envisage de fusionner l’Agence bio avec l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) ou FranceAgriMer. « Voire [une] fusion des trois organismes », précise la note rendue publique le 10 juin par le journal L’Humanité. La phrase est soulignée et annotée d’une « oui » manuscrit, entouré et écrit de la main d’Amélie de Montchalin, la ministre macroniste des Comptes publics, affirme L’Humanité.
La réflexion s’inscrit pleinement dans la logique des déclarations précédentes de la ministre, qui dit vouloir la suppression ou la fusion d’un tiers des agences et des opérateurs de l’État, d’ici la fin de l’année.
Cette fusion s’inscrirait plus spécifiquement dans la lignée d’une série d’attaques massives du gouvernement contre l’agriculture biologique. Dans le contexte déjà délétère du vote de la loi Duplomb, catastrophique pour l’écologie et écrite au service de l’agriculture productiviste, le gouvernement a décidé en mai de supprimer pas loin de 15 millions d’euros à l’Agence bio, qui fédère et soutient le développement de la bio. En janvier, le Sénat avait déjà voté la suppression de l’Agence bio, sans que le gouvernement ne s’y oppose dans un premier temps, avant de faire machine arrière.