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En brefZFE

Les zones à faibles émissions allégées à Marseille, Strasbourg et Rouen

Paris et Lyon sont les deux dernières métropoles où les véhicules porteurs d'une vignette Crit'Air 3 resteront interdits.

Seules les agglomérations de Paris et Lyon devront finalement imposer des restrictions de circulation aux véhicules détenteurs d’une vignette Crit’Air 3 à partir du 1er janvier 2025, a annoncé le ministère de la Transition écologique, mardi 19 mars. Contrairement à ce qui était initialement prévu, les métropoles de Marseille, Strasbourg et Rouen pourront choisir de laisser circuler ce type de véhicule dans leurs zones à faibles émissions (ZFE).

Le Crit’Air 3 correspond aux véhicules diesel datant de 2006 à 2010, ou aux essence de 1997 à 2005. Les véhicules plus anciens restent interdits du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures, à moins de fonctionner au GPL ou de bénéficier d’un régime dérogatoire.

La qualité de l’air s’améliore

Christophe Béchu a justifié ce recul sur TF1, arguant que la qualité de l’air s’était amélioré dans les trois métropoles. « La bonne nouvelle, ce n’est pas qu’on ne va pas interdire. C’est que la qualité de l’air s’améliore de façon notable », a-t-il défendu. À Marseille, Strasbourg et Rouen, la concentration en oxyde d’azote est passée sous les 40 µg/m3, soit le seuil réglementaire retenu au niveau européen.

Christophe Béchu a déclaré vouloir également apaiser les tensions avec les automobilistes. « On nous disait que ça allait devenir des “zones de forte exclusion”, que si on avait aimé les Gilets jaunes, nous allions adorer les ZFE », a lancé le ministre. Dans une série en trois volets, Reporterre avait déjà raconté les polémiques suscitées par la mise en place de ces dispositifs.

L’Eurométropole de Strasbourg a regretté cet abandon. « Il ne faut pas jouer au yo-yo chaque année, il faut maintenir un cap. On regrette le yo-yo du gouvernement », a déploré auprès de l’AFP Alain Jund, vice-président écologiste de l’Eurométropole chargé des mobilités. Il ne faut « surtout pas baisser les bras, mais au contraire poursuivre ces politiques publiques », a-t-il exhorté.

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