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En brefPesticides

L’usage des pesticides a augmenté de 6 % en un an, en particulier les PFAS

La tendance générale est à l’accroissement depuis 2019/

Comment l’usage des pesticides évolue-t-il en France ? À la hausse, selon les calculs de l’association Générations futures publiés le 25 juin. L’usage aurait augmenté de 6 % entre 2023 et 2024. Et la tendance générale est à l’accroissement depuis 2019, assure l’association. Par ailleurs, en 2024, environ 44 % des usages sont liés à des substances classées CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques), perturbatrices endocriniennes ou de la famille des PFAS.

L’association a réalisé elle-même ces calculs pour deux raisons. La première, c’est que ces chiffres d’utilisation des pesticides sont habituellement publiés chaque année par le gouvernement, « mais là, nous sommes sans nouvelles depuis treize mois », s’étonne François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Il rappelle que la dernière réunion et le dernier rapport concernant la stratégie Écophyto 2030, le plan pour réduire l’utilisation des pesticides en France, date du 13 mai 2025.

En 2026, ni le bilan ni la réunion annuelle n’ont été pour l’instant programmés, assure l’association. « C’est comme si Écophyto 2030 était enterré », s’inquiète le militant. Interrogé sur ce point, le ministère de l’Agriculture n’a pas encore répondu à l’heure où nous publions cette brève.

Un nouvel outil « biaisé »

Deuxième raison : elle conteste le nouvel indicateur mis en place par le gouvernement. En février 2024, en réponse aux manifestations agricoles, il avait enterré le Nodu (nombre de doses unité, il donne un nombre de traitements moyens à l’hectare sur l’année) au profit du HRI1 (harmonised risk indicator, qui vient de l’Union européenne).

Un nouvel outil « biaisé », selon l’ONG. Entre autres critiques, « il donne des bonnes notes aux pesticides les plus dangereux dans beaucoup de cas », dit François Veillerette. Un rapport scientifique commandé par le gouvernement a confirmé qu’il fallait corriger le HRI1, notamment parce qu’un de ses mécanismes peut engendrer « une vision très optimiste » de la baisse de l’utilisation des pesticides.

Les calculs effectués par l’ONG confirment ce constat. Ainsi, le Nodu indique que depuis 2019 jusqu’en 2023, l’usage des pesticides a stagné à +2 %. Le HRI1 affiche lui une baisse spectaculaire de 49 %.

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