La Norvège frôle les 100 % de voitures neuves électriques
En Norvège, 95,6 % des nouvelles immatriculations étaient électriques (hors hybrides) en 2025. Ici, des voitures électriques dans une station de recharge, à Oslo, en septembre 2017. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Wolfmann
En Norvège, 95,6 % des nouvelles immatriculations étaient électriques (hors hybrides) en 2025. Ici, des voitures électriques dans une station de recharge, à Oslo, en septembre 2017. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / Wolfmann
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Alors que l’Union européenne vient de renoncer à interdire la vente de voiture thermique en 2035, la Norvège a presque totalement opéré sa transition.
En 2025, 95,6 % des nouvelles immatriculations étaient électriques (hors hybrides). La Norvège, qui reste le plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, a mis à profit sa manne pétrolière pour inciter fortement cette électrification : exemption de taxes sur les véhicules électriques, malus important sur les véhicules roulant aux énergies fossiles, gratuité des péages urbains et du stationnement, déploiement d’un réseau de chargeurs ultra-rapides…
Le pays est également aidé par l’absence, sur son sol, de constructeurs automobiles exerçant un lobbying et un chantage à l’emploi pour freiner l’électrification.
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Le Danemark est également en avance sur les autres pays européens, avec 67 % de voitures électriques vendues entre janvier et novembre, selon l’Association des constructeurs Acea. L’Islande, la Suède et la Finlande complètent ce peloton de tête avec un gros tiers des voitures vendues électriques. En France, seuls 20 % des 1,7 million de voitures particulières neuves immatriculées en 2025 étaient électriques, selon les chiffres de la Plateforme automobile (PFA).
Les voitures électriques sont très gourmandes en énergie et ressources naturelles, notamment de métaux rares, et émettent des particules fines. En considérant l’ensemble de leur cycle de vie, elle émettent néanmoins 2 à 3 fois moins de CO2 que les voitures thermiques. Leur généralisation, couplée à une forte réduction du nombre de voitures en circulation, grâce à une politique de sobriété et à l’autopartage, reste donc une des clefs pour décarboner nos transports, soulignent les ONG environnementales.