L’Union européenne renonce à interdire la vente de véhicules thermiques en 2035
La Commission européenne est revenue sur l’interdiction de la vente de voitures neuves essence et diesel à partir de 2035. - © P-O. C. / Reporterre
La Commission européenne est revenue sur l’interdiction de la vente de voitures neuves essence et diesel à partir de 2035. - © P-O. C. / Reporterre
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Deuxième grand recul coup sur coup dans la même journée. Après que le Parlement européen a voté un texte qui détricote le devoir de vigilance des entreprises, quelques heures plus tard, mardi 16 décembre, la Commission européenne a décidé de revenir sur l’interdiction de la vente de voitures neuves essence et diesel à partir de 2035.
Décidée en 2023, l’obligation pour les constructeurs automobiles de passer au tout électrique en 2035 était pourtant une mesure emblématique du Green Deal européen.
Après cette échéance, les constructeurs pourront donc continuer à vendre une part limitée de voitures neuves équipées de moteurs thermiques ou hybrides sous réserve de respecter de multiples conditions, notamment de compenser les émissions de CO2 qui découleront de ces « flexibilités », a précisé la Commission.
En échange, les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions de CO2 de leurs ventes par rapport aux niveaux de 2021, et compenser les 10 % d’émissions restantes. Bruxelles assure ainsi que le secteur sera bien décarboné à 100 % à cet horizon.
Encore une fois, cette révision a été influencée par les multinationales. Ici les constructeurs européens : ils réclamaient depuis des mois des « flexibilités » parce que leurs ventes de véhicules électriques progressent, selon eux, moins vite que prévu face à la concurrence chinoise.