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La famine menace en Indonésie après les inondations meurtrières

Les inondations en Indonésie ont provoqué des glissements de terrain.

« Les gens ne meurent pas à cause des inondations, mais à cause de la faim. » Le 7 décembre en Indonésie, le gouverneur de la province d’Aceh, Muzakir Manaf a alerté du risque d’un risque de famine imminent dans les territoires meurtris par des inondations historiques.

Depuis le 26 novembre, la Thaïlande, la Malaisie, le Sri Lanka, le Vietnam et l’Indonésie affrontent des moussons et des tempêtes tropicales exacerbées par la crise climatique. Plus de 1 800 personnes auraient déjà péri, et des centaines d’autres demeurent portées disparues, d’après les autorités de ces différents pays.

À ces bilans provisoires qui ne cessent de s’alourdir depuis dix jours, s’ajoute désormais la crainte de répercussions en cascade. « De nombreuses personnes ont besoin de produits de première nécessité » dans les zones reculées pour l’instant inaccessibles aux secours, a précisé Muzakir Manaf.

« Nous mangions ce que nous trouvions, en nous entraidant avec les maigres provisions que chacun avait apportées »

Fachrul Rozi, victime de cette montée des eaux dans cette même province, a déclaré à l’AFP avoir passé sept jours à l’étroit dans un vieux magasin avec d’autres rescapés : « Nous mangions ce que nous trouvions, en nous entraidant avec les maigres provisions que chacun avait apportées. Nous dormions entassés les uns sur les autres. »

En Indonésie, la grogne monte à l’encontre du gouvernement ayant jusqu’à maintenant refusé de déclarer l’état de catastrophe nationale. Solliciter l’aide internationale traduirait, d’après certains experts, l’incapacité de Jakarta à faire face seule à ce drame. Pour Munawar Liza Zainal, habitant d’Aceh, il s’agit là d’une trahison : « C’est une catastrophe extraordinaire qui doit être traitée avec des mesures extraordinaires », dit-il à l’AFP.

2 000 kilomètres à l’ouest, le Sri Lanka a, lui, réclamé l’aide internationale face à ce que le président Anura Kumara Dissanayake qualifie de plus grave catastrophe climatique qu’ait connu le pays. Plus de 2 millions d’habitants, soit un dixième de la population, ont été touchés.

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