La forêt amazonienne brésilienne a perdu une surface équivalente à l’Espagne en 40 ans
La déforestation de l'Amazonie s'approche progressivement d'un «point de non-retour». - ESA/A.Gerst, CC BY-SA 3.0 IGO
La déforestation de l'Amazonie s'approche progressivement d'un «point de non-retour». - ESA/A.Gerst, CC BY-SA 3.0 IGO
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La forêt amazonienne brésilienne a perdu 49,1 millions d’hectares en quarante ans, une superficie équivalente à celle de l’Espagne, selon des données satellitaires du réseau Mapbiomas compilées avec des universités, ONG et entreprises de la tech et publiées lundi 15 septembre.
L’élevage, principal facteur de destruction
Ce recul alarmant menace l’équilibre écologique global. Bruno Ferreira, chercheur chez Mapbiomas, met en garde contre le « point de non-retour » : si la disparition de la végétation autochtone dépasse un seuil (estimé entre 20 % et 25 %), cela pourrait entraîner la rupture du cycle des pluies, avec une transformation progressive de zones forestières en savane.
Le Brésil, qui accueillera la COP30 en novembre, abrite environ 60 % de l’Amazonie, soit quelque 421 millions d’hectares au total. En 2024, 15,3 % du territoire amazonien brésilien abritait déjà des activités humaines. L’élevage est le principal facteur de destruction avec 56,1 millions d’hectares, une superficie pratiquement multipliée par cinq entre 1985 et 2024.