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En brefPesticides

La loi anti-PFAS freinée par la droite et les macronistes

Il ne manquait plus qu’une ultime discussion au palais Bourbon, et un vote définitif des députés, pour que le texte soit adopté.

Qui veut la peau de la loi anti-PFAS ? Portée par le député écologiste Nicolas Thierry, une proposition de loi prévoit l’interdiction, dès 2026, de fabrication et de vente de certains produits contenant des polluants éternels (cosmétiques, textiles). Las, « les soutiens du gouvernement Barnier font tout pour repousser la discussion », a dénoncé l’élu girondin dans un communiqué.

Ce texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale puis par le Sénat. Les parlementaires avaient d’ailleurs un peu édulcoré le texte originel, en épargnant les ustensiles de cuisine aux revêtements antiadhésifs — la fameuse poêle en Téflon.

Il ne manquait plus qu’une ultime discussion au Palais Bourbon — et un vote définitif des députés — pour que le texte soit adopté. Le député écologiste proposait que le débat ait lieu avant la fin de l’année. Sauf que d’après lui, « les groupes Ensemble pour la République, Horizons et Droite Républicaine s’y sont opposés ».

D’autres textes, anti-écolos, ont eux été retenus dans l’agenda parlementaire, comme la proposition du député Jean-Luc Fugit sur la pulvérisation de pesticides par drones. « Cela en dit long sur l’ambition écologique [de la droite et des macronistes] », a critiqué Nicolas Thierry.

L’enjeu de santé publique est immense. Ces polluants éternels, présents dans de multiples objets de la vie courante, peuvent entraîner des perturbations hormonales, des troubles de la fertilité, des dérèglements du système immunitaire, et ont des effets cancérigènes.

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