La mission spatiale Artemis-2 a émis plus de 2 000 tonnes de CO₂ équivalent
Lancement de la mission Artemis-2 depuis le Centre spatial Kennedy de la Nasa, dans la nuit du 1er au 2 avril 2026. - © Nasa/Joel Kowsky
Lancement de la mission Artemis-2 depuis le Centre spatial Kennedy de la Nasa, dans la nuit du 1er au 2 avril 2026. - © Nasa/Joel Kowsky
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Des tonnes de CO2 relâchées dans l’atmosphère. La mission Artemis-2, qui a envoyé début avril quatre astronautes prendre des photos de la face cachée de la Lune, aura généré entre 2 154 et 2 343 tonnes de CO2 équivalent avant même son lancement, comme l’estime Greenly, un cabinet de conseil en analyse du carbone.
La fusée utilisée pour ce vol est propulsée par de l’hydrogène liquide et de l’oxygène liquide. Au décollage, ces deux composants n’émettent pas de CO2 : ils ont rejeté 1 285 tonnes de vapeur d’eau, de quoi alimenter l’idée d’un vol spatial décarboné. Pourtant, l’impact climatique se situe avant le lancement de la fusée, lors de la fabrication de l’hydrogène, encore majoritairement produit à partir de gaz naturel.
Les émissions d’hydrogène d’Artemis-2 réalisées en amont du lancement « sont du même ordre de grandeur que les émissions directes de combustion d’Apollo 8, estimées à environ 1 979 tonnes de CO2 pour le kérosène RP-1 utilisé à l’époque », estime Greenly.
Qui précise : « Le cas Artemis-2 montre que l’hydrogène ne devient une solution climatique crédible pour le spatial que si sa production est elle-même décarbonée. »
Preuve que ce vol est un « délire d’adolescents tyranniques » et nombrilistes, comme l’explique notre journaliste Vincent Lucchese dans cet éditorial.