Faire un don
59085 € récoltés
OBJECTIF : 120 000 €
49 %
Pour une presse libre comme l'air ! Soutenir reporterre

La mort de Rémi Fraisse était immédiatement connue des gendarmes

Durée de lecture : 1 minute

14 novembre 2014 / Grégoire Souchay (Reporterre)

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se retranche derrière les enquêtes et refuse d’assumer une responsabilité dans le drame qui a coûté la vie à Rémi Fraisse.


Comme Reporterre l’indiquait dès le lendemain du drame, la mort du jeune manifestant sur la zone humide du Testet, dimanche matin 26 octobre, est due à un tir de grenade offensive par des policiers. De plus, ceux-ci savaient quelques minutes après le drame la cause de la mort du jeune homme. Mercredi 12 novembre, Mediapart et Le Monde ont révélé des documents internes à la gendarmerie qui attestent de ces éléments.

Interrogé sur France Inter, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a dénié toute responsabilité et erreur dans ce qui s’est passé, se retranchant derrière les enquêtes administrative et judiciaire.

Il a annoncé l’interdiction totale de l’usage des grenades offensives et a précisé que l’usage des grenades lacrymogènes instantanées sera restreint et obligatoirement réalisé en binôme de gendarmes « afin d’avoir le recul nécessaire pour évaluer la situation et guider l’opération ». En revanche, le ministre n’a fait aucune annonce concernant l’usage des flashballs qui sont à l’origine de nombreuses blessures dans les affrontements ayant pris place au Testet depuis deux mois.


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Grégoire Souchay pour Reporterre.

Ecouter aussi : Il casse tout, mais il n’est responsable de rien


Merci de soutenir Reporterre :



DOSSIER    Sivens

17 juin 2019
Faut-il interdire à la location et à la vente les « passoires énergétiques » ?
Une minute - Une question
17 juin 2019
En Amazonie colombienne, les terres autochtones pillées par l’extractivisme
Info
15 juin 2019
Doucette, porcelle, onagre... à la découverte des salades sauvages
Reportage


Dans les mêmes dossiers       Sivens





Du même auteur       Grégoire Souchay (Reporterre)