La tech israélienne de l’eau accueillie en catimini dans le sud de la France
Marseille, siège social du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Tiia Monto
Marseille, siège social du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0/Tiia Monto
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La goutte de trop. La rencontre organisée le 3 décembre entre des entreprises israéliennes de l’eau et des acteurs français du secteur ne passe pas. Dans une lettre ouverte au président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, une quinzaine de collectifs et associations engagés sur l’eau et le soutien à la Palestine demandent l’annulation de l’événement.
Aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet. Les dix sociétés israéliennes — promouvant notamment des technologies de filtration ou d’irrigation — ont été invitées par RisingSud, l’agence de développement économique de la région. Selon nos confrères de La Marseillaise, la démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre la Société du Canal de Provence — dont est actionnaire la région — et Mekorot, la compagnie des eaux israélienne.
« Un véritable apartheid de l’eau est imposé en Palestine »
Pour les associations signataires de la lettre ouverte, « Israël accapare l’eau en Cisjordanie et au Sud Liban depuis des décennies avec l’aide de l’ensemble des entreprises israéliennes du secteur de l’eau ». Bombardement des stations d’épuration palestiniennes, prix de l’eau inabordable pour les populations de Cisjordanie… « La soif et la pollution de l’eau sont utilisées comme arme de guerre », alertait un militant de la cause palestinienne sur Reporterre.
« Un véritable apartheid de l’eau est imposé en Palestine par l’occupant, sans tenir compte du droit humain fondamental à une eau salubre, à un assainissement de qualité, écrivent les associations. Il n’y a aucune leçon positive à importer de ce système. »