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En bref — Présidentielle

Le communiste Fabien Roussel présente un programme fort en nucléaire

Fabien Roussel au lancement de sa campagne lors d'une conférence de presse, le 11 mai 2021.

Le candidat du Parti communiste (PCF), Fabien Roussel, a présenté son programme lundi 24 janvier au matin. Intitulé « La France des jours heureux », en référence au programme du Conseil national de la résistance après la Seconde Guerre mondiale, il entend parler d’une France « positive », « heureuse », qui croit en la « prospérité ». « On ne va pas remettre une pièce dans la machine de cette ambiance morose », a indiqué Fabien Roussel, qui défend un programme qu’il définit comme « concret ».

Le candidat communiste à l’élection présidentielle a d’abord mis l’accent sur le travail, promettant la hausse des salaires et le plein emploi. Il souhaite la fin du RSA, rejette l’idée du revenu universel. « Nous voulons passer d’une France des bas salaires et du chômage à une France des salaires élevés et des revenus issus du travail », a-t-il indiqué. Cela passe pour lui par la création de 500 000 emplois publics (hôpitaux, Éducation nationale, justice, police, gendarmerie, traque des évadés fiscaux, douanes, éducateurs pour les quartiers, etc.) ; par un plan pour la jeunesse avec la création d’un revenu étudiant et une solution pour chaque jeune qui sort de la scolarité ; et enfin par la réindustrialisation de la France.

Cela passe également par le soutien au nucléaire qui permettra de « lutter contre l’énergie chère » et de garantir à l’industrie « une énergie décarbonée, pilotable, stable », permettant « de sortir des énergies fossiles ».

Sur le plan agricole, il a défendu un objectif de « 500 000 nouveaux agriculteurs d’ici 2030 pour répondre aux besoins du pays » et viser la souveraineté alimentaire. Il promet un « fonds alimentaire » de 10 milliards d’euros et une nouvelle politique agricole — et alimentaire — commune au niveau de l’Union européenne. Il a en particulier défendu l’élevage plein air, dont les prairies « captent le carbone » et qui est « différent de l’élevage en batterie ».

Il estime que pour réaliser son programme, il faut « reprendre le pouvoir sur l’argent », notamment en prélevant 10 % des revenus des contribuables qui payaient l’impôt sur la fortune (ISF), soit 100 milliards d’euros. Il entend aussi nationaliser la compagnie d’assurances Axa et des grandes banques comme la BNP et la Société générale.

À l’échelle de l’Union européenne, il propose un « pacte pour le climat et l’urgence sociale » de 900 milliards d’euros, permettant notamment d’investir dans le nucléaire.

En réponse à la hausse du prix de l’essence, il a enfin défendu l’idée d’« aller chercher l’argent chez les compagnies pétrolières », pour faire baisser son prix de 30 centimes le litre, ainsi qu’une prime de 10 000 euros pour aider les ménages modestes à acheter une voiture propre.

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