Le concessionnaire de l’A69 sommé de se justifier sur les « débordements » du chantier
Le chantier de l'A69 déborde à la fois sur les horaires autorisés, et sur la zone autorisée. - © Antoine Berlioz / Reporterre
Le chantier de l'A69 déborde à la fois sur les horaires autorisés, et sur la zone autorisée. - © Antoine Berlioz / Reporterre
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Le concessionnaire de l’A69 sommé de justifier ses activités. Dans un communiqué conjoint, publié le 2 décembre, les préfectures du Tarn et de Haute-Garonne exigent qu’Atosca fournisse à l’État « une revue complète du tracé autoroutier » d’ici le 8 décembre.
« Des dépassements de l’emprise du chantier A69 tel que définis par l’autorisation environnementale ont été relevés sur quelques zones, sans qu’il ne soit possible à ce stade de conclure sur leur étendue ni sur leurs impacts supplémentaires », écrivent les deux préfectures, qui disent vouloir vérifier que le chantier « n’est pas significativement modifié et que les impacts environnementaux sont bien maîtrisés ».
Cette demande fait suite à des révélations de France Inter et de l’Agence de vérification de Radio France, le 27 novembre. Elles montrent que le chantier de l’autoroute reliant Toulouse et Castres dépasse de 10 % les limites définies par les autorisations. Le chantier, dont l’emprise officielle devait être de 430 hectares, a grignoté 42 hectares supplémentaires.
Ce n’est pas la première fois qu’Atosca enfreint la loi. En octobre, Reporterre révélait que le bruyant chantier de l’autoroute A69 débordait la nuit, aux dépens des riverains. Ce, en toute illégalité : aucun arrêté administratif n’autorise le concessionnaire à le faire.