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Pollutions

Le gouvernement assure avoir « tiré les leçons » de l’incendie de Lubrizol

Jeudi 24 septembre, à la veille du premier anniversaire de l’incendie de Lubrizol, la ministre de la Transition écologique et le ministre de l’Intérieur se sont rendus à Rouen afin de faire le point sur les mesures prises depuis la catastrophe.

Barbara Pompili a assuré que le gouvernement souhaitait « tout faire pour qu’un incendie de cette ampleur ne se reproduise plus ». La ministre a notamment confirmé des annonces déjà faites précédemment, et détaillé les mesures prises :

  • Les prescriptions applicables en matière de stockage de matières dangereuses ont été « drastiquement » augmentées depuis l’incendie de l’usine Lubrizol ;
  • pour limiter tout risque de propagation d’incendie entre des sites voisins par effet domino, les inspections des sites classés dans un rayon de 100 m des zones Seveso seront dorénavant systématiques ;
  • des exercices incendies devraient désormais être faits tous les ans sur les sites Seveso seuil haut ;
  • les inspections de terrain devraient augmenter de 50 % d’ici la fin du quinquennat ;
  • un bureau enquête accident semblable à celui existant pour les accidents d’avion va être créé.

« Ces nouvelles obligations concrètes seront publiées dans les prochains jours », a affirmé Barbara Pompili.

Le ministre de l’Intérieur a de son côté annoncé la mise en place de nouveaux outils pour alerter la population en cas de catastrophes naturelles de tout types, notamment via SMS.

Des mesures qui apparaissent encore insuffisantes à certains, notamment au collectif d’autodéfense populaire Notre maison brûle, qui rappelle qu’elles ne concernent qu’une toute petite partie des sites classés pour la protection de l’environnement (41.000) et que les « 459.000 sites restants échappent à toute inspection et leurs données ne sont pas publiques ».

France Nature Environnement (FNE) constate de son côté qu’un an après l’incendie de Lubrizol, il n’y a « pas d’amélioration dans la gestion des sites industriels » et que « le nombre d’accidents industriels a bondi de plus de 34% en deux ans ». L’association rappelle également que pour contrôler ces sites, il faudrait « de véritables moyens humains et financiers, et une réelle indépendance de l’inspection ».

  • Photo : L’usine Lubrizol de Rouen, le 18 septembre 2020. © NnoMan/Reporterre

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