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Le jardin sans pétrole - Ce que la nature nous a appris cette année

Durée de lecture : 2 minutes

25 juillet 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

C’est la fin de la saison, et l’on fait le bilan des succès et des échecs, entre sécheresse et rats taupiers, entre plantes aromatiques prospères et choux décevants. L’an prochain, Christine sera plus attentive aux rythmes du cosmos : bienvenue à la biodynamie.


Nous avons refermé la porte du jardin, laissant derrière nous un potager en piteux état. La première partie de la saison, celle des légumes feuilles, des pois, des premières carottes, des fruits rouges et de la rhubarbe s’achève. Notre production n’a pas égalé celle de l’année dernière, mais nous avons eu des fraises parfumées et un peu de rhubarbe !

La sécheresse et les températures caniculaires ont fait fleurir prématurément le cresson alénois, le mesclun et la roquette. Les pois gourmands aussi ont eu un coup de chaud et dès juin, leur floraison s’est arrêtée net.

La chaleur et l’absence de pluie ont en revanche plu aux plantes aromatiques. Sarriette, romarin, lavande, thym citron, hysope, origan et basilic ont prospéré. Les tomates et les pommes de terre n’ont pas eu pour l’instant à souffrir du mildiou qui se développe quand l’air est humide. Les maïs, les haricots verts et les courges sont bien partis, les kiwis, le raisin et les pommes aussi.

Les tomates n’ont pas souffert

En revanche, nous n’aurons pas de choux. Tout le temps passé à faire des semis sur le balcon, n’aura servi à rien.

Le jardin apprend l’humilité. Cette deuxième année confirme notre idée selon laquelle les plantes vivaces ou celles qui se ressèment supportent mieux nos visites hebdomadaires.

Le temps et les difficultés à réaliser des plants à partir de graines ne sont guère féconds, et si nous voulons continuer à semer, peut-être devrons-nous essayer de le faire à l’automne pour les variétés issues d’espèces indigènes comme les choux et les salades qui pourront ainsi germer au moment le plus favorable, sans doute plus en lien avec le cosmos.

Ressemer en fonction des rythmes du cosmos

S’inspirer de la permaculture pour la conception du jardin, pour l’organisation des cultures, pour le recyclage et la réutilisation des matières organiques et des matériaux utiles (carton pour préparer le sol, bambous pour les tuteurs, chutes de tasseaux de menuiserie pour les étiquettes) est une première étape, une réflexion fondatrice de notre pratique.

Une autre science qui, me semble-t-il, peut aider la terre malmenée par les hommes à retrouver son équilibre est la biodynamie. Dès la rentrée, nous allons nous atteler au problème des rats taupiers et essayer de le résoudre en utilisant les ressources de cette agronomie holistique.


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Lire aussi : Toutes les chroniques du Jardin sans pétrole

Source et photos : Christine Laurent pour Reporterre

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