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Le rassemblement antifasciste parisien du 9 mai interdit par la préfecture

Manifestation à Paris lors de la Journée internationale contre le racisme et le fascisme, le 14 mars 2026.

« Pas de nazis dans Paris. » Plusieurs organisations politiques, militantes et syndicales appellent à une manifestation contre le fascisme samedi 9 mai à Paris. Selon Libération, le cortège antifasciste, porté par la Marche des solidarités, les collectifs de sans-papiers et mineurs isolés, le collectif antifasciste de Paris 20e et de très nombreuses organisations politiques et syndicales a été interdit par la préfecture de Paris.

Ce cortège s’oppose à l’organisation le même jour d’un défilé néofasciste par le Comité du 9-Mai (C9M), un groupe créé suite à la mort d’un militant néofasciste en 1994 après être tombé d’un toit où il avait grimpé pour échapper à la police.

Ce défilé existe depuis 1995 mais avait sombré dans la confidentialité, avant de connaître un regain d’affluence et de rassembler 1 200 participants en 2025, comme le rapporte Libération. « C’est devenu l’un des rendez-vous les plus importants des fascistes français et européens », expliquent les organisateurs de la contre-manifestation dans une tribune publiée sur Politis.

Toujours selon Libération, la préfecture de Paris a également interdit le rassemblement néofasciste, à cause d’un « contexte politique tendu », trois mois après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon.

Les autorités évoquent également la forte probabilité de voir des symboles néonazis et suprémacistes dans le cortège. Lors de la précédente marche en 2025, les participants arboraient des tatouages néonazis et des symboles des Jeunesses hitlériennes.

« Leur laisser la possibilité de défiler tranquillement, c’est leur laisser le pouvoir de s’en prendre aux musulmanes, aux juifves, aux personnes non blanches ou celles qui n’ont pas les bons papiers, aux personnes trans, homosexuelles, etc., de mettre fin à nos grèves et mobilisations, de tuer. C’est leur permettre de prendre confiance et de se renforcer », explique la tribune.

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