Le réalisateur écologiste controversé Nicolas Vanier devient la plume du Père Noël
Sa réponse devrait toucher plus de 1 million d’enfants ayant envoyé des lettres au Père Noël. - Pexels/CC/Cottonbro Studio
Sa réponse devrait toucher plus de 1 million d’enfants ayant envoyé des lettres au Père Noël. - Pexels/CC/Cottonbro Studio
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Le 19 novembre, La Poste a ouvert le secrétariat du Père Noël jusqu’au 20 décembre, avec l’explorateur Nicolas Vanier comme plume. Ce dernier a annoncé son souhait de sensibiliser les enfants au réchauffement climatique dans sa lettre : « C’est l’enjeu capital pour la jeunesse, qui va à la fois hériter de cette terre très malade et qui, je l’espère, va conduire le changement. » Fort de ses expéditions polaires, il va décrire la dégradation des paysages et les difficultés pour les rennes à trouver du lichen. Sa réponse devrait toucher plus de 1 million d’enfants ayant envoyé des missives au Père Noël.
Né en 1962, l’explorateur, écrivain et réalisateur français s’est fait connaître par ses expéditions en Sibérie, en Alaska et dans le Yukon, qu’il relate dans ses livres. Au cinéma, il a réalisé Le Dernier trappeur (2004), Loup (2009) et Donne-moi des ailes (2019), mêlant aventure et émerveillement pour la nature.
Mais il s’est aussi retrouvé au cœur de plusieurs polémiques. Au printemps 2018, le tournage de Donne-moi des ailes avait provoqué la perte de 500 œufs de flamants roses en Camargue, comme l’avait raconté Reporterre. La société de production du film a été condamnée en avril 2025.
Son Camp Nicolas Vanier de chiens de traîneaux, implanté en zone protégée à Vassieux-en-Vercors (Drôme), s’était retrouvé au centre de controverses dès son inauguration en février 2011. En deux ans, 32 brebis avaient été tuées et 41 blessées par des attaques des chiens de traîneau. En juillet 2014, la préfecture de la Drôme avait ordonné la fermeture administrative du camp pour des raisons de sécurité.
En 2013, l’Aspas avait décerné un « trophée de plomb » à l’explorateur. Ses adhérents lui reprochaient entre autres de soutenir le lobby des chasseurs de phoques, de s’afficher « antiscientifique » dans son film Le Dernier trappeur et d’« infliger des conditions de tournage déplorables aux bêtes sauvages et domestiques exploitées » dans son film Loup.
L’inimitié avec une partie du mouvement écologiste est réciproque. « J’en ai marre de ces écolos qui passent leur temps sur les plateaux de télé et les réseaux sociaux, qui n’y connaissent rien, complètement démagos et qui ne parlent que de restrictions et de punitions », a ainsi déclaré Nicolas Vanier en octobre 2022 sur CNews.