Cours d’école végétalisées : le maire de Bordeaux abandonne en pleine canicule
Une cour d'école à Bordeaux, en 2023. - © Romain Perrocheau / AFP
Une cour d'école à Bordeaux, en 2023. - © Romain Perrocheau / AFP
Durée de lecture : 1 minute
La mairie de Bordeaux a annoncé, lundi 6 juillet, l’arrêt du programme des « cours buissonnières », lancé sous la précédente mandature écologiste pour désimperméabiliser et végétaliser les cours d’écoles et de crèches afin de lutter contre les îlots de chaleur. La décision a été confirmée en conseil municipal par Anne Fahmy, adjointe chargée de l’éducation, alors que Bordeaux et la Gironde connaissent leur troisième épisode de canicule en trois mois.
Selon la mairie, dirigée par l’ancien ministre macroniste Thomas Cazenave, les crédits jusqu’ici consacrés à ce programme seront réorientés vers des mesures d’adaptation des bâtiments scolaires au réchauffement climatique, comme l’installation de stores, de brasseurs d’air et de systèmes de climatisation. Anne Fahmy a estimé que le dispositif avait coûté 20 millions d’euros en cinq ans, contre 7 millions d’euros consacrés, selon elle, aux autres travaux dans les écoles.
Le programme, marqueur du mandat de l’ancien maire écologiste Pierre Hurmic, avait permis la rénovation de 67 cours d’écoles et de crèches sur les 128 que compte Bordeaux, pour un montant initialement prévu de 18,3 millions d’euros sur dix ans. « 10 % de nos écoles étaient chaque année désimperméablisées, végétalisées, mais aussi dégenrées pour rendre les cours plus inclusives, en application d’une philosophie autour de l’enfant qui était encensée partout en France », s’est désolée Fannie Le Boulanger, ancienne adjointe à la petite enfance de la mairie de Bordeaux.