Le réchauffement climatique d’origine humaine a intensifié les inondations en France et en Italie
Inondations à Paris (photo d'illustration). - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Ibex73
Inondations à Paris (photo d'illustration). - Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0/Ibex73
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Le réchauffement climatique d’origine humaine a intensifié les récentes inondations dans les Alpes-Maritimes et en Émilie-Romagne, en Italie. Voilà la principale conclusion d’une étude (en anglais) publiée le 27 juin par des scientifiques de ClimaMeter, un projet de recherche financé par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Union européenne (UE).
Les 23 et 24 juin dernier, en raison d’une dépression extratropicale, des pluies d’une puissance inhabituelle se sont en effet abattues sur l’Émilie-Romagne, surnommée « le jardin de l’Italie ». Près de 20 centimètres d’eau se sont ainsi accumulés dans certaines zones de la région. De la même manière, les Alpes-Maritimes n’ont pas été épargnées par cet épisode : dans la vallée de la Vésubie, plus de 50 personnes se sont retrouvées bloquées en raison des inondations, selon Franceinfo.
Pour arriver à la conclusion que le réchauffement climatique d’origine anthropique — comme les émissions de gaz à effet de serre liées aux voitures ou la déforestation — a intensifié ces inondations, les chercheurs se sont basés sur les informations météorologiques de ces 40 dernières années. Les scientifiques ont ainsi comparé les périodes 1979-2000 et 2001-2022, soit « quand l’effet du changement climatique est devenu plus évident ». Ils ont observé comment « des événements similaires » à ceux ayant touché l’Italie et la France en juin dernier ont été différents sur la période 2001-2022 de « ce à quoi ils auraient ressemblé s’ils avaient eu lieu dans le passé (entre 1979 et 2000) ».
Résultat : « Les dépressions similaires à [celle] qui a frappé l’Émilie-Romagne sont désormais jusqu’à 5 millimètres/jour plus humides (jusqu’à 12 % plus humides) qu’auparavant. » « Le changement climatique a joué un rôle dans l’intensification de cet épisode pluvieux [en Italie et dans les Alpes-Maritimes] », ajoutent les scientifiques de ClimaMeter, qui disent avoir « une confiance moyenne à élevée » dans la « robustesse de leur approche ». Selon leur étude, « d’autres phénomènes naturels [par exemple El Niño] n’ont pas semblé influencer l’événement ».