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Le train de nuit émet moins de CO2 que le TGV

Un voyageur en TGV a un impact carbone au kilomètre deux fois supérieur au voyageur en train de nuit.

Les trains de nuit, champions de l’impact carbone. Voici le résultat d’une étude, menée par le cabinet spécialisé Objectif Carbone et relayée par le collectif Oui au train de nuit.

Elle démontre que l’impact carbone d’un voyageur transporté la nuit est deux fois moins élevé qu’en TGV : environ 5 gCO2 contre 10 gCO2 par kilomètre.

Pourquoi un tel écart ? Tout d’abord parce que les trains de nuit bénéficient d’une électricité bas carbone en heure creuse. De plus, leur vitesse inférieure au TGV — 100 km/h au lieu de 300 km/h — permet de réduire fortement leur consommation énergétique et l’usure des voies. Même si le TGV transporte plus de passagers et parcourt plus de kilomètres dans la journée, cela ne lui permet pas compenser.

Résultat : au-delà d’une certaine distance, entre 750 à 1500 km, le train de nuit affiche un meilleur bilan carbone que les trains à grande vitesse.

« Aujourd’hui l’État hésite à relancer un réseau de 25 lignes de trains de nuit et reporte d’année en année la commande de matériel neuf pour les lignes existantes, au risque de les laisser disparaître à nouveau par manque de matériel fiable », déplore le collectif Oui au train de nuit. Il compte s’appuyer sur cette nouvelle étudie pour démontrer l’importance d’investir dans ce réseau nocturne pour décarboner les transports.

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