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Les États-Unis et l’Arabie saoudite bloquent une publication phare de l’ONU sur l’environnement

La note aborde les quatre crises majeures que sont le changement climatique, la perte de biodiversité, la désertification et la pollution.

Une symbolique bien ennuyeuse… à trois jours du dixième anniversaire de l’Accord de Paris. Le 9 décembre, les Nations unies ont publié un rapport phare sur l’avenir de l’environnement, mis à jour tous les six ans. Problème : le traditionnel « résumé à l’intention des décideurs » — censé accompagner ce millier de pages — manque cette fois-ci à l’appel.

La raison ? Cette note, devant aiguiller les décisions prises par les chefs d’État, abordait la nécessaire sortie des énergies fossiles ou encore les dangers de la production de plastique. Des mentions aux antipodes des positions d’une poignée de dirigeants… parmi lesquels celui des États-Unis, Donald Trump, ou encore de l’Iran et de l’Arabie saoudite.

Résultat : pour la première fois depuis 1997, la vaste synthèse onusienne n’a pas été assortie de son condensé politique, rapporte Le Monde.

Lire aussi : Décarbonation des navires : un accord historique reporté sous pression des États-Unis

Écrit par 287 scientifiques de 82 pays, le rapport Global Environment Outlook s’érige comme la compilation la plus précise des données relatives à l’état de l’environnement, à l’efficacité des politiques actuelles, ainsi qu’aux solutions disponibles pour atteindre les objectifs fixés. Elle aborde les quatre crises majeures que sont le changement climatique, la perte de biodiversité, la désertification et la pollution.

Seulement, au même titre que les rapports du Giec, son « résumé à l’intention des décideurs » est la partie la plus importante du texte. Négociée au mot près avec les diplomates, elle comprend à la fois les conclusions et les recommandations principales aux chefs d’État. Ne pas la publier est un symbole fort, révélant à quel point le multilatéralisme climatique est plus fragile que jamais, au lendemain d’une COP30 chaotique.

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