Les candidats aux élections européennes sont priés de s’engager sur le TAFTA

Durée de lecture : 4 minutes

14 avril 2014 / Corporate Europe Observatory

Alors que la campagne pour les élections européennes est engagée, une coalition d’associations demande aux candidats de prendre position sur les traités commerciaux et le TAFTA


Pour exiger la transparence et une vraie participation du public à des décisions qui vont changer nos vies, plus de cinquante associations et organisations lancent une campagne de responsabilisation des candidats députés, au nom de la société civile qui n’a pas été partie prenante des discussions du mandat du Grand marché transatlantique.

« La politique commerciale et d’investissement actuelle de l’UE est un désastre pour la société civile partout dans le monde. L’UE mène un programme ambitieux d’ouverture des marchés à l’agro-industrie mondiale, qui anéantit les petits agriculteurs et est une cause majeure de la faim. Les droits excessifs accordés aux investisseurs occupent tout l’espace réglementaire. Nous devons rompre avec ce programme télécommandé par les entreprises », juge Lyda Fernanda Forero du Transnational Institute, membre de l’Alliance pour un mandat alternatif sur le commerce.

Pour permettre aux militants et aux citoyens de demander aux candidats de s’engager en faveur d’un changement de paradigme dans la politique commerciale et d’investissement européenne, cette campagne d’engagement est présentée et en six langues (anglais, français, espagnol, allemand, grec et hongrois). Il suffit d’aller sur le site pour envoyer directement le questionnaire aux candidats de son choix. On pourra y suivre la liste des candidats qui s’engagent et ce sur quoi ils s’engagent.

Les candidats seront invités à soutenir des mesures qui donnent aux gens le pouvoir de contrôler localement leurs systèmes alimentaires, ainsi que les normes du travail et aussi les évaluations dans l’optique des droits de l’homme, de la politique commerciale et d’investissement européenne.

Les candidats seront également invités à s’opposer au mécanisme controversé de règlement des différends investisseur-État et à sommer la Commission européenne de publier immédiatement tous les textes des négociations commerciales et d’investissement avec les pays tiers, en particulier avec les États-Unis.

« Les Accords commerciaux de l’UE sont négociés à huis clos, dans l’intérêt de quelques riches sociétés. Les gens dont les vies seront affectées par ces accords, à la fois dans l’UE et en dehors, ne sont pas consultés. Nous avons besoin que les députés s’engagent à défendre un mode de négociation des politiques commerciales selon un processus ouvert et démocratique contrôlé par les peuples d’Europe et leurs représentants élus, plutôt que géré par des technocrates non élus et les groupes de pression des entreprises » a déclaré Sergi Corbalán, directeur exécutif de Fair Trade Advocacy office, membre de l’Alliance du Mandat commerce alternatif.


Les membres de l’Alliance sont : Afrika Kontakt (Denmark), Arbeitsgemeinschaft Bäuerliche Landwirtschaft (Germany), AITEC (France), Alternative Trade Network (Greece), Attac Austria, Attac France, Attac Germany, Attac Hungary, Attac Spain, Bothends (Netherlands), CAWN, CNCD (Belgium), Colibri (Germany), Comhlamh (Ireland), Commission of Filipino migrant workers (Netherlands), Corporate Europe Observatory (Belgium), Ecologistas en Accion (Spain), European Milkboard, Fair Trade Advocacy Office (Belgium), Fairwatch (Italy), FDCL (Germany), FIAN Germany, Food & Water Europe, Germanwatch (Germany), GMB (UK), Misereor (Germany), No Patents on Life ! (Germany), Oxfam Germany, Philippinenbuero (Germany), Platform Aarde Boer Consument (Earth, Farmer, Consumer – Netherlands), Platform of Filipino Migrant Organisations in Europe, PowerShift (Germany), Seattle to Brussels Network, SOMO (Netherlands), Terra Nuova (Italy), Trade Justice Movement (UK), Transnational Institute (Netherlands), Trocaire (Ireland), Vedegylet (Hungary), War on Want (UK), WEED (Germany), World Development Movement (UK), Za Zemiata (Bulgaria), 11.11.11. (Belgium) Our supporter organisations : ActionAid Netherlands, Africa Roots Movement (Netherlands), Afrikagrupperna (Sweden), Africa-Europe Faith and Justice Network (AEFJN), Afrikagrupperna (Sweden), ASEED Europe, Attac Denmark, CEE Bankwatch Network (headquatered in the Czech Republic), Clean Clothes Campaign Netherlands, Confédération paysanne (France), Dutch section of Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF – Netherlands), European Federation of Public Service Unions (EPSU), FAIR TRADE HELLA (Greece), FIOM-CGIL (Metalworkers Federation – Italy), FIAN Netherlands, FNV Netherlands, France Amérique Latine (France), Friends of the Earth Europe, Glopolis (Czech Republic), Hegoa (Spain), Indian Committee of the Netherlands, Milieu Defensie (Netherlands), National Peace and Justice Network (UK), OIKOS (Netherlands), Philippinenbüro (Germany), Platform Aarde Boer Consumer (Netherlands), Platform for an economy based on sustainability and solidarity (Netherlands), Respect Network in Europe, STRO (Netherlands), Supermacht (Netherlands), Traidcraft (UK), Transnational Migrant Platform (TMP), TRUSTED Migrants (Netherlands), La Via Campesina Europe, Wemos (Netherlands), XminY (Netherlands)


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Source et photo : Corporate Europe Observatory, traduit et adapté par Elisabeth Schneiter pour Reporterre

Lire aussi : Traité transatlantique : pour être informé, il faut payer 1800 euros.


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