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Les émissions mondiales de CO2 ont atteint un record en 2025

Les émissions mondiales de CO2 issues des combustibles fossiles devraient augmenter d’environ 1,1 % en 2025.

Les émissions mondiales de CO2 issues des combustibles fossiles devraient augmenter d’environ 1,1 % en 2025, soit à un rythme similaire à l’an dernier. C’est le morbide constat dressé dans le rapport annuel du Global Carbon Project, un collectif réunissant plus d’une centaine de chercheurs internationaux.

Au total, via la combustion d’énergies fossiles, la déforestation et les autres changements d’usage des sols, la civilisation industrielle aura émis cette année la quantité inédite de 42,2 milliards de tonnes de CO2 (Gt de CO2).

Un chiffre à comparer aux 170 Gt de CO2 restant dans notre « budget carbone », c’est-à-dire ce que nous pouvons émettre au maximum pour conserver 50 % de chance de rester sous 1,5 °C de réchauffement global. Au rythme actuel, ce budget devrait être dépassé dans à peine quatre ans.

Ces données ne font que confirmer les alertes récurrentes sur le manque abyssal d’ambition des États, dont les politiques actuelles nous mènent vers un réchauffement cataclysmique de 2,8 °C en fin de siècle.

Ralentissement de la hausse des émissions en Chine

Quelques évolutions sont tout de même notables. Les émissions globales ont augmenté plus lentement sur les dix dernières années (+0,3 % par an entre 2015 et 2024) que lors de la décennie précédente (+1,5 % par an entre 2005 et 2014). En 2025, cette quasi-stabilité a été portée par celle de la Chine, de loin premier émetteur mondial, dont la hausse des émissions est estimée à environ 0,4 % pour cette année. L’Inde a vu ses émissions augmenter de 1,4 %, ce qui est aussi nettement inférieur aux années précédentes.

À l’inverse, les États-Unis et l’Europe affichent une contre-performance. Leurs émissions, dont la tendance est à la baisse depuis plusieurs décennies, sont légèrement remontées cette année, de 1,9 % pour les États-Unis et de 0,4 % pour l’Europe, soit une quasi-stabilité. Certaines inflexions sont expliquées par les chercheurs par des phénomènes climatiques conjoncturels (hiver très froid aux États-Unis, mousson précoce en Inde).

Les émissions liées au changement d’usage des terres poursuivent, contrairement à celles liées aux énergies fossiles, leur baisse tendancielle depuis la fin des années 1990. En moyenne de 5 Gt de CO2 par an sur la décennie écoulée, elles devraient tomber à 4,1 Gt de CO2 cette année, notamment grâce à une réduction de la déforestation et des feux de dégradation en Amérique du Sud, en partie liée à la fin des conditions El Niño 2023-2024 plus sèches.

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