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Pesticides

Les méthodes d’évaluation des pesticides sont supervisées par les agro-industriels

Dans un rapport publié mardi 6 février, le Pesticide action network et l’ONG Générations futures montrent que « sur 12 méthodes d’évaluation des risques des pesticides étudiées , 11 ont été développées ou promues par l’industrie »

Ce rapport intervient alors qu’une commission spéciale sur les méthodes d’évaluation du glyphosate vient d’être créée par les eurodéputés.

D’après le Pesticide action network, les méthodes développées par les industriels posent problème, car « des effets délétères observés dans des tests sur des animaux peuvent être ignorés. »

Il pointe :
-  des tumeurs mises en évidence sur des animaux peuvent être classées comme » non pertinentes pour l’homme » ;
-  des résidus de pesticides dangereux dans l’eau peuvent être classés comme acceptables ;
-  la mort de 50 % de populations d’insectes et d’abeilles non ciblées après des pulvérisations considérées également comme acceptable ;
-  les exigences pour la protection de la vie aquatique affaiblies.

« Ces méthodes sont conçues pour éviter l’interdiction de pesticides dangereux et ont pour conséquences d’affaiblir la protection du public et de l’environnement », estiment les auteurs.

L’industrie, notamment l’International Life Sciences Institutes (ILSI) — un groupe de lobby de l’industrie —est également présente, dans 75 % des cas étudiés dans ce rapport, au sein des panels d’experts comme ceux de l’Agence de sécurité sanitaire européenne (EFSA) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

-  Source : Générations futures.

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