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En brefPollutions

Les pneus rejettent des centaines de molécules toxiques

Selon le rapport, «deux-tiers des substances composant la gomme sont donc susceptibles de représenter un danger pour notre santé et notre environnement» (illustration).

L’abrasion de tous les pneus qui roulent en France entraînerait chaque année l’émission et la dispersion dans l’air, les sols et les eaux de plus de 50 000 tonnes de micro et nanoparticules toxiques. Après une première étude publiée en 2024, l’association Agir pour l’environnement dévoile de nouveaux résultats inquiétants sur la composition chimique des pneus de six grandes marques — Bridgestone, Continental, Goodyear, Hankook, Michelin et Pirelli.

Menée par le laboratoire indépendant Emission Analytics, l’analyse révèle un cocktail de 1 954 molécules uniques, dont 785 présentent de graves risques sanitaires et environnementaux selon les données de l’Agence européenne des produits chimiques.

Cancers, troubles neurologiques, maladies respiratoires et cardiovasculaires

Ces particules, issues de l’usure des pneus, exposent la population — en particulier les enfants, les professionnels de l’automobile et les riverains — à un risque accru de cancers, de troubles neurologiques et de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Selon le rapport, « deux-tiers des substances composant la gomme sont donc susceptibles de représenter un danger pour notre santé et notre environnement ».

Pourtant, la composition exacte des pneus reste protégée par le secret industriel. Face à cette opacité, Agir pour l’environnement appelle à lever ce secret et à interdire les substances les plus toxiques.

Selon Stéphen Kerckhove, directeur général de l’association, « il y a urgence à modifier la législation encadrant la fabrication et la commercialisation des pneus pour réduire les risques environnementaux et sanitaires de ces molécules insuffisamment évaluées ».

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