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En brefQuotidien

Les supermarchés ne jouent pas le jeu du vrac

Les supermarchés présentent une trentaine de produits en vrac en moyenne.

Acheter des aliments en vrac est loin d’être entré dans les mœurs, tout comme l’achat en emballages consignés ou réemployables. C’est l’un des constats du premier baromètre de la filière du vrac et du réemploi publié mardi 14 mai.

D’une part, les produits proposés en vrac ou en emballages réemployables restent la portion congrue dans les supermarchés. En moyenne, en 2023, la grande distribution a proposé seulement 36 références en vrac et 11 dans des emballages réemployables. Les magasins bio s’en sortent mieux avec 590 produits en vrac et 100 références avec emballages réemployables.

D’autre part, les consommateurs eux-mêmes ne jouent pas complètement le jeu : le taux de retour moyen des emballages consignés est de 47 % dans les magasins bio, mais dégringole à 15 % dans les supermarchés. Les acteurs de la filière assurent pouvoir inverser la tendance avec l’objectif d’atteindre un taux de retour de 62 % dès 2024 grâce à la consigne monétaire et aux points de collecte prévus en magasin.

La standardisation des emballages, un point clé

De façon générale, le baromètre note une réelle dynamique du secteur du vrac. Les acteurs constatent un regain d’intérêt en 2024, « annonciateur d’une reprise durable ». De nombreuses actions se développent afin d’adapter la vente en vrac, mais aussi d’emballages consignés, en contraignant les industriels et la grande distribution. Le rapport cite ainsi le projet ReUse de Citeo, qui œuvre à la standardisation des emballages (bouteilles, bocaux, pots...), un point clé pour réussir le défi du réemploi. Industriels et laveurs sont actuellement en train de tester les premiers spécimens.

Autre point encourageant : de nouveaux centres de lavage sont prévus dans plusieurs régions, avec l’objectif d’augmenter de plus de 80 % le nombre d’emballages lavés par rapport à 2023. Plus de 70 % des laveurs interrogés dans le cadre du baromètre prévoient de développer le lavage du verre sur les pots, les bocaux et les petites bouteilles.

Mais le rapport pointe aussi les difficultés que rencontrent ces opérateurs du réemploi : « Seuls 17 % d’entre eux déclarent être rentables, tandis que plus de 80 % rencontrent encore des difficultés pour parvenir à une stabilité financière. » Un soutien financier public et privé est « crucial » pour permettre à la filière de passer à l’échelle industrielle, conclut l’étude.

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