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Listes citoyennes : deux fois plus de victoires qu’en 2020, mais des défaites symboliques

Lors d’une assemblée citoyenne, à Poitiers, organisée par Fréquence Commune.

Dans 159 communes, des listes citoyennes et participatives ont été élues aux élections municipales des 15 et 22 mars, selon le décompte actualisé lundi par la coopérative Fréquence commune. C’est deux fois plus que lors du précédent scrutin municipal, en 2020 (66 listes élues).

La coopérative fondée en 2020 a comptabilisé les listes qui construisent leur programme et désignent leurs candidats par un processus ouvert et écartent la participation des partis politiques. Elle dénombre au total 2 640 élus après deux tours de scrutin, grâce à des victoires essentiellement référencées dans les communes de 1 000 à 20 000 habitants. Au second tour, ces listes l’emportent ainsi à Saint-André-lez-Lille (12 551) dans le Nord, La Roche-sur-Foron (11 239) en Haute-Savoie ou Castanet-Tolosan (15 317) et Plaisance-du-Touch (20 471 habitants) en Haute-Garonne.

126 de ces listes ont été élues dès le premier tour, comme à Crest ou Notre-Dame-des-Landes. Le second tour est plus décevant, car seule une liste sur cinq engagées est parvenue à finalement l’emporter.

Un bilan contrasté

Le bilan de la dynamique citoyenne, cuvée 2026, reste donc contrasté. Dans les grandes villes, en particulier, plusieurs défaites symboliques ternissent le tableau. Les listes citoyennes aux commandes depuis 2020 n’ont pas été reconduites à Melle, sur fond d’attaques de la Coordination rurale concernant le dossier des mégabassines, ou encore à Auray. « Elles ont payé le prix de clivages sociaux et écologiques, parfois très violents, qui traversent la société », regrette Fréquence commune dans son communiqué.

Le mouvement a surtout perdu son emblème, Poitiers, plus grosse ville gouvernée par une liste citoyenne depuis 2020. À la surprise générale, la liste de la municipalité sortante, conduite par une écologiste et fusionnée à l’entre-deux tours avec une liste LFI-PCF-citoyens, s’incline largement en raison d’un important report des électeurs de droite et d’extrême droite sur le candidat centriste.

La vague citoyenne n’affiche pas non plus de conquête dans les villes moyennes. À Chambéry, Briançon ou Angoulême, les bonnes dynamiques de campagne n’ont pas réussi à déboucher sur des victoires.

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