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Loi de finances : 1,3 milliard d’euros en moins pour l’écologie

Aux 745 millions d’euros de baisse proposés en novembre 2024, le gouvernement de François Bayrou a ajouté 575 millions d’euros.

Après la proposition de suppression de l’Ademe (Agence de la transition écologique) puis de l’Agence bio, l’offensive anti-écologique de la droite continue. Dans le cadre du projet de loi de finances, les sénateurs ont voté le 20 janvier deux amendements proposé par le gouvernement visant à réduire encore les crédits de la mission Écologie.

Aux 745 millions d’euros de baisse proposés en novembre 2024, le gouvernement de François Bayrou a ajouté 575 millions d’euros, justifiés par l’objectif de limiter le déficit public à 5,4 % du PIB.

Le Sénat multiplie les tentatives de reculs environnementaux

Deux secteurs payent le prix fort de cette diminution d’1,3 milliard d’euros : 300 millions d’euros sont retirés sur les moyens dédiés à la transition énergétique du parc automobile, et 200 millions d’euros sur le soutien aux énergies renouvelables.

Cela fait plusieurs mois que le Sénat, dominé par la droite, multiplie les tentatives de reculs environnementaux. Depuis septembre 2024, les sénateurs ont ainsi voté une proposition de loi (PPL) de programmation énergétique moins disante sur les énergies renouvelables, ils ont lancé une nouvelle PPL de « simplification » du zéro artificialisation nette (ZAN) et ont adopté en commission une autre PPL qui a pour but de sabrer de multiples normes agricoles et de réautoriser certains pesticides néonicotinoïdes. Ils prônent aussi l’affaiblissement des pouvoirs de l’Office français de la biodiversité.

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