Malbouffe : un marketing « irresponsable » cible les enfants
Selon Foodwatch, 9 sur 10 produits analysés (sur 228) ne devraient pas être autorisés à faire du marketing ciblant les enfants. - Pxfuel/CC
Selon Foodwatch, 9 sur 10 produits analysés (sur 228) ne devraient pas être autorisés à faire du marketing ciblant les enfants. - Pxfuel/CC
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La marque de soda Oasis se paie le rappeur Jul pour vanter ses boissons, Coca-Cola crée une canette avec la chanteuse Rosalía, Kinder (Ferrero) développe une app’ à télécharger, les chips Monster Munch s’incrustent dans le jeu Minecraft… Dans une nouvelle enquête publiée le 13 septembre, l’ONG Foodwatch tire la sonnette d’alarme : « Gaver les enfants à coup de marketing pour la malbouffe est totalement irresponsable. »
En France, rappelle l’ONG, 1 enfant sur 6 âgés de 6 à 17 ans est en surpoids ou obèse et le restera vraisemblablement à l’âge adulte. Et « non, ce n’est pas la faute des parents. On a totalement perdu le contrôle », insiste Foodwatch.
Sodas, biscuits, snacks… L’ONG a passé au peigne fin 228 produits ciblant les enfants avec leur marketing. Résultat désastreux : près de 9 sur 10 produits ne devraient pas être autorisés à faire du marketing ciblant les enfants tant ils sont hors des clous d’un point de vue nutritionnel.
« Les géants de la malbouffe n’hésitent pas à élaborer des stratégies à la limite de la manipulation afin de s’immiscer au sein des familles, dénonce Audrey Morice, chargée de campagnes, dans un communiqué. Depuis des années, le gouvernement a décidé de faire confiance aux industriels. De toute évidence, ça ne marche pas : les engagements volontaires des industriels, la sacro-sainte autorégulation, c’est du vent. »
L’ONG réclame donc un encadrement plus strict des pratiques marketing ciblant les plus jeunes. Elle compte interpeller les parlementaires et a lancé une pétition pour soutenir son action.