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Les deux orques du Marineland d’Antibes pourraient être transférées vers l’Espagne

Des orques au Marineland d'Antibes, en 2016.

Les deux dernières orques du Marineland d’Antibes, Wikie et Keijo, ne pourront plus rester très longtemps dans leur bassin qui menace de s’effondrer. Un rapport de deux vétérinaires mandatés par la justice à la demande de l’ONG Sea Shepherd, et qui a fuité dans la presse lundi 16 février, révèle que si l’état de santé des orques est bon, celui des bassins est alarmant.

Fragilisés par les mouvements du sous-sol, notamment le retrait des argiles, ils pourraient s’effondrer à tout moment. Si cela arrivait, l’absence de solution de transfert vers un autre parc ou un sanctuaire pourrait conduire à euthanasier les deux cétacés...

Une solution que les ONG de défense des cétacés veulent à tout prix éviter. Une réunion regroupant les différents acteurs et associations — entre autres, C’est assez !, One voice, Sea Shepherd France — a donc eu lieu l’après-midi du 16 janvier au ministère, pour décider d’un avenir pour les deux orques ainsi que les douze dauphins restés sur le carreau.

Un possible transfert des orques à Tenerife

Vu l’urgence de la situation, le ministère de la Transition écologique envisage un possible transfert des orques vers Loro Parque, un parc animalier au nord de l’île de Tenerife, située dans l’archipel espagnol des Canaries. Cette solution avait déjà été envisagée il y a un an, mais les autorités espagnoles auraient refusé le transfert. À l’époque, les associations ne voyaient pas d’un très bon œil cette opération, estimant que les conditions de détention des cétacés à Loro Parque n’étaient pas satisfaisantes.

La solution alternative était un projet de sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse (Canada). Mais il ne serait pas prêt à temps pour accueillir les orques, en cas de dégradation de leur santé ou d’effondrement des infrastructures. En outre, la semi-liberté suscite encore de profonds désaccords entre les différents acteurs, incitant le ministère à favoriser le projet de transfert à Tenerife, même si « ce n’est pas le souhait du ministre », affirme son conseiller. L’arbitrage définitif aura lieu en mars, pour un possible transfert des orques d’ici cet été, selon le cabinet du ministre Mathieu Lefèvre.

Le projet de Beauval acté pour les dauphins

Quant aux douze dauphins, compagnons d’infortune des orques du Marineland, le rapport des vétérinaires a conclu que leur état sanitaire et la configuration de leurs bassins permettaient leur maintien dans le parc. Ils seront ensuite transférés au zoo de Beauval, où un projet de sanctuaire terrestre devrait voir le jour d’ici le printemps 2027, malgré l’opposition de plusieurs associations, qui craignent notamment la reproduction des dauphins, et le possible transfert vers d’autres parcs.

En guise de garantie aux associations, le ZooParc de Beauval a annoncé la signature d’une charte d’engagement, que le gouvernement souhaite faire signer à toutes les parties, ONG comprises.

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