Mercosur : les eurodéputés reportent la ratification du traité
Mercredi 21 janvier, le Parlement européen a voté à Strasbourg en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne sur l'accord avec les pays sud-américains du Mercosur. - Wikimedia Commons / Ralf Roletschek
Mercredi 21 janvier, le Parlement européen a voté à Strasbourg en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne sur l'accord avec les pays sud-américains du Mercosur. - Wikimedia Commons / Ralf Roletschek
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L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur va-t-il être suspendu ? Approuvé le 9 janvier par la Commission européenne, ce texte vise à établir la plus vaste zone de libre-échange au monde, en liant le marché commun européen à celui existant entre les pays sud-américains (Brésil, Argentine, Bolivie, Paraguay et Uruguay).
Sauf que mercredi 21 janvier, le Parlement européen a voté à Strasbourg en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), afin de vérifier la légalité de ce texte. 334 eurodéputés ont voté pour, 324 contre et 11 se sont abstenus.
Cette saisine bloquerait en théorie l’entrée en vigueur du Mercosur plusieurs mois. La Commission européenne a cependant la possibilité d’appliquer le traité à titre provisoire si elle le souhaite, explique Le Monde.
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Le vote a été acclamé par les agriculteurs qui, pour certains, avaient passé la nuit devant le parlement comme le raconte France Bleu.
« Ce vote [...] illustre ce que nous disons depuis des mois : il n’y a pas de majorité acquise au sein de l’Union Européenne en faveur de l’accord le plus nocif jamais négocié par l’UE, réagit dans un communiqué le collectif national Stop-Mercosur, dont fait partie la Confédération paysanne. Toute application provisoire de l’accord serait un scandale démocratique inacceptable, bafouant le parlementarisme et les institutions européennes. »
Pour Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA, ce vote est « une satisfaction ». « Tout ce temps passé, cette énergie pour enfin avoir un premier virage pris au niveau du Parlement européen », explique-t-il à Radio France. Un syndicat qui a historiquement « accompagné la mise en compétition des marchés agricoles au nom des filières exportatrices françaises et de l’agrobusiness », rappelait l’économiste Maxime Combes dans nos colonnes.