En bref — Habitat et urbanisme
Montée des eaux : un demi-million de logements menacés en France
La Seine-Maritime, ici Dieppe, est l'une des principales zones impactées. - Flickr/CC BY 2.0 Deed/Frédéric Bisson
La Seine-Maritime, ici Dieppe, est l'une des principales zones impactées. - Flickr/CC BY 2.0 Deed/Frédéric Bisson
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En France, l’équivalent d’un terrain de football disparaît chaque semaine avec la progression des océans. Lancée le 4 avril par le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, cette alerte précédait la publication de cartes identifiant les logements menacés par la montée des eaux, en 2028, en 2050 et en 2100.
Élaborées par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), celles-ci dévoilent que près de 20 % des côtes françaises sont actuellement en recul. Autrement dit, 900 km. D’ici 2028, plus d’un millier de bâtiments pourraient être touchés par le recul du trait de côte.
La Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, la Corse, la Côte d’Azur, le Pays basque et la Seine-Maritime sont les principales zones impactées. Les côtes occitanes, de Montpellier à l’Espagne, tout comme le Nord ou la Charente-Maritime échappent au pire.
À l’horizon de 2050, plus de 5 000 logements et 1 400 locaux d’activités sont concernés, pour une valeur totale de 1,2 milliard d’euros. Dans un scénario défavorable, impliquant la disparition complète des structures de défense côtière et l’inondation progressive de toutes les zones topographiquement basses, les chiffres grimperaient à près d’un demi-million de logements touchés d’ici 2100.
« Le scénario 2100 illustre ainsi les possibles conséquences de l’inaction face aux effets du changement climatique », détaillent les auteurs de l’étude. La localisation des dégâts est quelque peu différente, la Corse, la Côte d’Azur et les départements d’outre-mer ne constituant plus les zones les plus fortement impactées. À l’inverse, la Vendée, la Charente-Maritime, le Calvados, la Seine-Maritime, le Pas-de-Calais et le Nord devraient chacun enregistrer des préjudices sur plus de 20 000 logements.