Les industriels ont minimisé la toxicité du PFAS le plus répandu, selon une ONG
Selon PAN Europe, ce PFAS, que l'on retrouve dans des céréales, du vin, l'eau... a des effets graves sur la santé humaine. - Public domain pictures
Selon PAN Europe, ce PFAS, que l'on retrouve dans des céréales, du vin, l'eau... a des effets graves sur la santé humaine. - Public domain pictures
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L’ONG PAN Europe a publié le 29 septembre un rapport accusant plusieurs grands groupes chimiques — dont BASF, Bayer, Corteva et Syngenta — d’avoir « systématiquement minimisé » la toxicité de l’acide trifluoroacétique (TFA), un polluant persistant issu de nombreux pesticides PFAS.
Le document, intitulé Manufacturing Doubt : How Industry Downplays TFA’s Toxicity, s’appuie sur des études industrielles obtenues via des demandes d’accès aux documents.
Selon PAN Europe, ces données montrent des effets graves — malformations, perturbations hormonales, atteintes hépatiques et baisse de la qualité du sperme — mais les entreprises auraient retardé la transmission d’études obligatoires et saturé les autorités de contre-arguments jugés trompeurs ou spéculatifs.
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Le TFA, décrit comme un « PFAS ultracourt », est aujourd’hui le plus répandu dans l’environnement européen, où il contamine nappes phréatiques, eau potable et aliments. « Ce rapport montre une stratégie claire : pendant que le TFA s’accumule à des niveaux inquiétants, les industriels cherchent à en minimiser la toxicité et à orienter la science à leur avantage », a déclaré dans un communiqué Angeliki Lysimachou, responsable science et politique à PAN Europe.