Pêche interdite : -60% de dauphins morts en 2025 dans le golfe de Gascogne
Dauphins communs au large de la Corse. (Photo d'illustration) - © Ifremer/CC BY 4.0/Olivier Dugornay
Dauphins communs au large de la Corse. (Photo d'illustration) - © Ifremer/CC BY 4.0/Olivier Dugornay
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La fermeture hivernale de la pêche dans le golfe de Gascogne a contribué, en 2025, à réduire les captures de dauphins, d’après un bilan scientifique établi par l’Observatoire Pelagis, rendu public le 27 novembre. Entre le 22 janvier et le 20 février, pour la deuxième année consécutive, les navires de pêche de plus de 8 mètres utilisant des filets avaient été interdits d’aller en mer. La mesure a, semble-t-il, porté ses fruits : le nombre de dauphins communs morts étouffés dans des filets a diminué de 60 %, par rapport à la moyenne des hivers 2017-2023.
Pelagis estime que 1 900 dauphins sont morts par capture dans un engin de pêche en 2025. Avant 2024 — année où la pêche fut, pour la première fois, fermée pendant un mois —, il y en avait 4 700 par an, d’après les estimations de Pelagis.
Le ministère de la Mer a annoncé que la pêche serait de nouveau interdite pour les fileyeurs et chalutiers de plus de 8 mètres pendant un mois, à l’hiver 2026. En 2025, cet arrêt temporaire a représenté une perte nette d’environ 14,5 millions d’euros pour les 274 navires concernés. Les pêcheurs avaient été indemnisés à hauteur de 80 %. « Ces dispositifs d’aide devraient être renouvelés » en 2026, assure le ministère de la Mer.
Le ministère a également annoncé que 110 fileyeurs seraient équipés de « pingers », des dispositifs acoustiques censés repousser les dauphins, mais dont l’efficacité ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique. 27 autres seront équipés de balises d’éloignement Dolphinfree, censées alerter les dauphins communs de la présence d’un filet — et du danger mortel qu’il représente — en émettant un signal acoustique correspondant à ce risque. Une centaine d’autres fileyeurs, ainsi qu’une quinzaine de chalutiers, seront enfin équipés de caméras, a annoncé le ministère.
Les données collectées lui permettront ensuite de statuer « sur l’efficacité de ces outils et sur les suites à donner ».