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Pékin souhaite interdire les voitures essence et diesel

Et maintenant la Chine. Après la France et le Royaume-Uni il y a quelques semaines, le premier marché automobile mondial a annoncé travailler à un calendrier « pour une interdiction » de la production et de la vente de voitures essence et diesel au profit de la voiture électrique.

Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) a « entamé des recherches » sur le sujet et « va établir un calendrier en lien avec les administrations concernées », a assuré durant le week-end des 9 et 10 septembre le vice-ministre de l’Industrie Xin Guobin.

« De telles mesures vont conduire à de profonds changements dans l’environnement de l’industrie automobile en Chine », a insisté M. Xin devant un forum automobile à Tianjin (est), selon des extraits de son discours rapportés par les médias d’Etat. « Les entreprises devront, conformément aux exigences, améliorer le niveau d’économies d’énergie des voitures traditionnelles et développer vigoureusement les véhicules à énergies propres », a martelé le vice-ministre.

Quel que soit le calendrier envisagé par les autorités chinoises, le défi à relever s’annonce herculéen. Plus de 28 millions de véhicules, dont 24 millions de voitures individuelles, ont été vendus l’an dernier en Chine, en hausse de 14 %. Sur ce total, les voitures propres représentent encore une goutte d’eau (1,7 %), mais le créneau est attractif. Les ventes de véhicules « à énergie nouvelle » ont ainsi bondi de 53 % en Chine en 2016, à 507.000 unités, grâce à des primes gouvernementales et à des facilités d’immatriculation.

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