Perrier : malgré les contaminations, l’autorité sanitaire favorable à la poursuite de l’exploitation
L’autorité sanitaire admet toutefois que la pureté originelle des sources Perrier est « plus difficile à apprécier » et que « la situation reste fragile ». - Jason Jarrach / Unsplash
L’autorité sanitaire admet toutefois que la pureté originelle des sources Perrier est « plus difficile à apprécier » et que « la situation reste fragile ». - Jason Jarrach / Unsplash
Durée de lecture : 2 minutes
C’est un bon signe pour Perrier, peut-être un peu moins pour les consommateurs douchés par le scandale sanitaire qui touche Nestlé Waters, le géant des eaux minérales naturelles qui détient cette marque.
L’Autorité régionale de la santé (ARS) Occitanie a fourni des arguments en faveur d’un maintien de l’exploitation des deux puits de Perrier, situés à Vergèze, dans le Gard. Révélé par Radio France et détaillé par Le Monde, le rapport de synthèse, ainsi que le projet d’arrêté préfectoral révélé le 7 décembre montre que l’ARS propose d’accéder à la demande d’autorisation déposée par Nestlé cet été tout en préconisant « un contrôle sanitaire renforcé » sur une période de deux ans.
Dans son rapport, l’ARS indique que si le risque de contamination de la nappe est « démontré », les deux forages en question restent « plus préservés » que les trois forages abandonnés en raison de « particularités géologiques locales », révélées récemment par la nouvelle expertise technique et scientifique d’un hydrogéologue.
La pureté originelle des sources « difficile à apprécier »
L’autorité sanitaire admet toutefois que la pureté originelle des sources Perrier est « plus difficile à apprécier » et que « la situation reste fragile ». De nombreux épisodes de contamination ont d’ailleurs eu lieu au cours des derniers mois, provoquant la destruction ou le blocage de millions de bouteilles.
L’ARS propose aussi de limiter les « activités à risque » dans une zone autour des deux forages. Elle prévient toutefois, explique Le Monde, que « les enjeux du territoire (plaine avec activités humaines) et l’évolution climatique (épisodes méditerranéens, fortes chaleurs, sécheresse) pourraient rendre l’exploitation de forages à des fins d’eau minérale encore plus difficile sur ce secteur ».
« Même s’ils peuvent encore faire l’objet de modifications à la marge, [ces documents] devraient conduire le préfet à donner son feu vert », estime le journal.