Piétonniser les rues des écoles réduit la pollution de l’air de 30 %
Les mesures réalisées par les associations Respire et Airgones montrent une baisse sur les concentrations de dioxyde d’azote pouvant aller jusqu’à 30 % en moyenne. - CC0/ Pxhere
Les mesures réalisées par les associations Respire et Airgones montrent une baisse sur les concentrations de dioxyde d’azote pouvant aller jusqu’à 30 % en moyenne. - CC0/ Pxhere
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Les « rues aux écoles », ça fonctionne ! C’est la bonne nouvelle publiée par les associations Respire et Airgones, jeudi 23 mai. Leurs mesures montrent une baisse sur les concentrations de dioxyde d’azote pouvant aller jusqu’à 30 % en moyenne.
Pour obtenir ces résultats, les associations ont mesuré en temps réel la pollution (dioxyde d’azote et particules fines) aux abords de dix établissements scolaires (neuf écoles à Paris et une à Bagnolet) afin de constater l’effet d’un aménagement de « rue aux écoles » – piétonisation aux abords de l’école qui peut s’accompagner de l’arrêt du trafic routier partiellement ou totalement.
« Les rues aux écoles, ça marche pour faire baisser la pollution », s’est réjoui Tony Renucci, directeur Respire. L’association préconise ainsi « la généralisation des aménagements de rues aux écoles permanentes », avec un soutien gouvernemental à ces aménagements.
Pour rappel, le dioxyde d’azote est un gaz irritant pour les voies respiratoires. Et les enfants sont les premières victimes de la pollution de l’air – qui tuerait 1 200 jeunes par an en Europe.
Initiées en Belgique, les « rues aux écoles », aussi appelées « rues aux enfants » ou rues scolaires, se déploient peu à peu en France – à Lille et à Lyon notamment.