Plus de tritium radioactif devant La Hague qu’à Fukushima

Durée de lecture : 1 minute

30 mars 2013 / La Manche Libre

L’Acro a relevé cette semaine dans les eaux devant l’usine nucléaire de La Hague des taux de tritium plus élevés que devant Fukushima.


Le laboratoire de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest (Acro) était dans la Hague mercredi 27 mars pour procéder à une série de prélèvements permettant de mesurer la radioactivité à proximité des sites nucléaires.

En octobre dernier, l’association de bénévoles avait relevé une concentration anormale en tritium dans l’eau de mer, à proximité de l’usine Areva-La Hague.

« Habituellement, les relevés approchent les 30 becquerels par litre d’eau de mer. Cette fois-ci nous avions dépassé les 110 becquerels. Il y a plus de tritium à cet endroit que dans les eaux du Pacifique à proximité de la centrale de Fukushima », indiquait Antoine Bernollin, salarié de l’Acro.

Des conséquences incertaines sur l’homme

L’association a fait une demande auprès de l’autorité de sûreté nucléaire pour savoir si un incident avait été signalé. Aucune réponse n’a pour le moment été apportée.

En parallèle, Areva et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) avaient procédé à des prélèvements à la même époque. Leurs résultats ne présentent rien d’anormal.

Si l’Acro s’alarme et demande des réponses sur les causes de cette concentration, les bénévoles restent prudents sur les conséquences pour l’homme. « Il est très difficile de dire si cela a une incidence sur la santé humaine. Cependant, si une personne était venue se baigner à ce moment là, elle aurait été exposée à une eau plus radioactive que d’habitude ».



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Source et photo : La Manche Libre

Complément d’info : Le communiqué de presse du 27 mars 2013 de l’ACRO

Lire aussi : Le coût du démantèlement de La Hague est revue à la hausse

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