Pollution de l’air : 3 stations du métro parisien dans le rouge
Les seuils de pollution de l'air ont été dépassés dans 3 des 44 stations étudiées. - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / Jori Avlis
Les seuils de pollution de l'air ont été dépassés dans 3 des 44 stations étudiées. - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / Jori Avlis
Durée de lecture : 2 minutes
Une première en son genre. Une cartographie de la qualité de l’air sur les quais du métro, du RER et du Transilien en Île-de-France a été dévoilée le 22 janvier par l’organisme Airparif, en partenariat avec Île-de-France Mobilités.
C’est la première fois que des mesures réalisées en stations souterraines sont comparées aux seuils proposés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). L’objectif est « d’évaluer les niveaux de pollution au regard d’un temps d’exposition d’une heure ». L’étude est toutefois encore partielle, puisque seules 44 stations ont été étudiées, sur les 397 que compte le réseau francilien. Airparif publiera « d’ici le mois de juin 2024 » une cartographie complétée, qui renseignera les concentrations des stations non étudiées jusqu’ici.
Jaurès, Belleville et Oberkampf, les mauvais élèves
La carte révèle que trois stations présentent des niveaux de pollution de l’air élevés (Jaurès, Belleville et Oberkampf) et 31 autres ont des niveaux moyens vis-à-vis des seuils de l’Anses. « En revanche, dix présentent des niveaux de pollution de l’air faibles au regard de ces seuils », précise Airparif.
« Je salue le fait qu’il y ait enfin une opération de transparence sur ce sujet », a réagi Tony Renucci, directeur de l’association Respire, au micro de Franceinfo. Il est cependant sceptique : « Je m’interroge sur le protocole qui a été réalisé, dit-il. On peut s’interroger sur les seuils retenus qui s’appuient sur les recommandations de l’Anses alors qu’elle-même précise qu’on ne peut pas utiliser ces seuils-là pour voir l’effet de cette pollution sur la santé, et que ces seuils ne servent pas à ça. »