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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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Agriculture

Pollution par les nitrates : le gouvernement publie un décret laxiste

Le décret sur les nitrates agricoles publié le 30 août repousse la date d’application des programmes de lutte et entérine les assouplissements adoptés par la majorité précédente.


Les ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture viennent de publier un nouveau décret relatif aux programmes d’actions contre les nitrates d’origine agricole modifiant le décret du 10 octobre 2011.

Non content de reporter une nouvelle fois la date limite pour l’entrée en vigueur du programme d’actions régional contre les nitrates au 31 août 2014, le gouvernement n’a pas osé remettre en cause les assouplissements adoptés par la précédente majorité.

Selon l’association Agir pour l’Environnement, « l’objet implicite de ce nouveau décret est une nouvelle fois de gagner du temps afin de tenter d’éviter une condamnation de la France pour non respect de la directive ’Nitrate’. Ce nouveau ’reporc’ donne pleine satisfaction aux tenants d’un élevage industriel dont les effets sur le bien-être animal, sur l’environnement et sur la qualité de l’eau ne sont plus à démontrer. »

Avec l’adoption de ce nouveau décret, le changement politique promis pendant la campagne présidentielle semble définitivement se conjuguer au futur.

Il ne fait guère de doute que ce décret n’évitera pas une condamnation de la France à de lourdes sanctions financières européennes. Le kilo de porc est donc payé quatre fois : par le consommateur, par le malade, par les régions et départements obligés d’engager des sommes abyssales en dépollution des eaux et des côtes, et par l’Etat qui ne manquera pas d’être condamné pour son attentisme coupable !

Alors même que la conférence environnementale est censée aborder la politique de l’eau dans l’une des tables rondes, il est peu de dire que la publication de ce décret est un bien mauvais signal.

Pour Agir pour l’Environnement, l’élevage industriel ne survit qu’à grands coups de subventions cachées et de "restructurations" économiques désastreuses, conséquences de la course au gigantisme. Il est grand temps de mettre un terme à ce dumping écologique et social en favorisant un élevage plus respectueux du bien-être animal, des écosystèmes et des éleveurs eux-mêmes.


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