« C’est pas une chaleur exceptionnelle » : contre la désinformation sur le climat, un outil vient d’être lancé
Une plateforme va analyser en continu les contenus des réseaux sociaux et des médias audiovisuels pour identifier les récits susceptibles de relever de la désinformation. - © Isabelle Souriment / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Une plateforme va analyser en continu les contenus des réseaux sociaux et des médias audiovisuels pour identifier les récits susceptibles de relever de la désinformation. - © Isabelle Souriment / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Durée de lecture : 1 minute
« C’est pas une chaleur exceptionnelle : il y a des coups de chaud, à 30 °C, comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin. » Ces propos climatosceptiques ont été tenus par l’animateur Pascal Praud il y a quelques jours sur CNews alors que le pays s’apprêtait à plonger dans la fournaise. Et malheureusement, ils sont loin d’être les seuls. Entre janvier et août 2025, quelque 529 cas de mésinformation climatique ont été recensés sur les chaînes de télévision et de radio françaises par les ONG Data For Good, QuotaClimat et Science Feedback, soit quinze intox par semaine.
Pour épingler rapidement ces fake news, l’association QuotaClimat et le média indépendant de fact-checking Les Surligneurs ont annoncé le 28 mai le lancement de la plateforme « Droit à l’info », en vue de l’élection présidentielle de 2027. Cette plateforme va analyser en continu les contenus des réseaux sociaux et des médias audiovisuels pour identifier les récits susceptibles de relever de la désinformation. Après analyse et vérification par la rédaction des Surligneurs, des alertes seront diffusées en moins de quarante-huit heures en cas de risque important de propagation d’une fausse information.
L’initiative démarre par une phase de test de trois mois sur la désinformation climatique. Passée cette phase, le dispositif sera élargi à d’autres domaines (international, économie, démocratie, social, société).