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CNews : QuotaClimat en appelle au Conseil d’État pour faire condamner le climatoscepticisme de la chaîne

Déploiement d'une banderole contre CNews par Action Justice Climat le 20 mai 2026 à Paris.

« L’astrophysique nous enseigne qu’il y a un réchauffement climatique qui est dû à ce qu’on appelle les plurivers, les multivers, les interactions entre les univers, lançait le philosophe dorénavant d’extrême droite Michel Onfray, le 22 novembre, sur CNews. Mais pour ça, il faut faire un peu d’astrophysique. » Face à ces propos climatosceptiques, remettant en cause l’origine anthropique de la crise climatique, qui fait pourtant l’objet d’un consensus scientifique, QuotaClimat avait saisi l’Arcom.

N’ayant reçu aucune réponse à cette saisine, l’association a d’abord déposé un recours gracieux auprès de l’autorité de régulation en mars. Recours finalement rejeté, le 1er juillet. Le jour même, face à cette décision jugée « incompréhensible », QuotaClimat a déclaré déposer un recours devant le Conseil d’État. Elle réclame à la plus haute juridiction administrative de constater que CNews a manqué à ses obligations et d’enjoindre l’Arcom à reconsidérer sa décision.

D’après l’Observatoire des médias sur l’écologie, CNews était concerné par 174 des 665 cas de désinformation climatique recensés en 2025 dans les médias français. La chaîne du milliardaire Vincent Bolloré avait déjà été condamnée en 2024 pour une séquence similaire, à hauteur de 20 000 euros. Une décision historique contestée par CNews, mais validée par le Conseil d’État un an plus tard.

Alors que la campagne présidentielle approche à grands pas, QuotaClimat estime que la régulation de la désinformation climatique est un enjeu démocratique : « Il faut que les chaînes prennent conscience que l’état actuel du droit ne leur permet pas de laisser prospérer des propos climatosceptiques sur leur antenne sans y apporter la moindre contradiction », insiste l’avocat et adjoint au maire de Paris Thomas Chevandier dans le communiqué de l’association.

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