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Quotas de maquereaux : Bloom dénonce un « tour de passe-passe »

La pêche industrielle est encore confortée, selon les associations de défense de la petite pêche.

Les promesses n’auront finalement pas été à la hauteur des attentes. Un mois après que la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, a annoncé avoir arraché 400 tonnes de quotas de maquereaux aux navires industriels pour les distribuer aux pêcheurs artisans, des associations de défense de la petite pêche dénoncent un « tour de passe-passe ».

Dans un communiqué, Bloom explique avoir regardé en détail l’arrêté sur la répartition des quotas de maquereaux, dont la population s’est effondrée au cours des dernières années, forçant l’État à réduire drastiquement les niveaux de capture. Contrairement aux annonces de Catherine Chabaud, l’administration n’a pas procédé au transfert de 400 tonnes de quotas de maquereaux des navires-usines vers les petits métiers, argue l’association.

D’après son analyse, les 400 tonnes évoquées par la ministre proviendraient en réalité de la contribution de dix organisations de producteurs à un « pot commun ». Il est impossible de savoir quels navires ont réellement contribué à cet « effort », et rien ne garantit que ces quotas seront réellement alloués aux navires artisans.

« La pêche industrielle est confortée et la pêche artisanale condamnée », dénonce de son côté Pleine mer. L’association de défense de la petite pêche regrette également que le ministère ait privilégié, dans sa répartition des quotas du thon rouge, « la flotte industrielle des 21 senneurs méditerranéens », plutôt que les pêcheurs artisans. Ces derniers réclament depuis plusieurs mois de pouvoir eux aussi cibler cette espèce, dont la population a augmenté au cours des dernières années.

Les deux associations regrettent que le gouvernement n’applique pas l’article 17 de la Politique commune des pêches, qui régit le secteur au sein de l’Union européenne, et recommande de prendre en compte les caractéristiques environnementales, économiques et sociales des bateaux lors de l’attribution des quotas.

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