Reconstruire la politique ? A vous la parole, prenez-la !

6 octobre 2014 / Les lecteurs de Reporterre



La Rencontre de Reporterre sur le thème « L’écologie au coeur de la reconstruction politique » a eu lieu le 6 octobre. Elle a rencontré un grand succès, grâce à vous, qui avez lancé le débat par vos paroles, idées, analyses, à lire ici.

. La Rencontre de Reporterre a lieu lundi 6 octobre, sur le thème : L’écologie au cœur de la reconstruction politique.

Cela a été un grand succès.

Grâce au travail de tous et aux contributions, idées, analyses que vous avez exprimées en écrivant à rencontres @ reporterre.net. On peut les lire dans cet article. Merci à vous.


- POUVOIR DES ENTREPRISES

Et si nous y arrivions (et nous y arriverons) à enfin réaliser la nécessaire fusion écologie-fraternité sociale, et à lui donner (prêter) les clés de la cité, aurons-nous les forces juridiques et financières capables de peser face aux moyens colossaux des grands groupes bancaires ou industriels devant qui TOUS les États se prosternent ?

Peut-on imaginer dès maintenant, une limite au poids économique et salarial des entreprises privées (ou publiques d’ailleurs), limite au-delà de laquelle elles relèveraient du patrimoine commun ? Au secours ! Le bolchevisme revient !

Non, mais pourquoi par exemple, ne pas imaginer que, sans entrer dans les choix stratégiques de l’entreprise, une instance indépendante ait, à propos des décisions de ces mastodontes, droit de veto sur des critères environnementaux, sociaux, éthiques (abus de dominance, lobbying exacerbé etc.) et de coopération internationale (prise en compte de l’impact sur les économies locales particulièrement) ?

Il ne s’agirait pas là de s’acharner à plaisir sur de faciles boucs-émissaires mais bien de permettre à la cité d’avoir les coudées plus franches pour ses décisions. On est aussi là pour rêver, non ? Et plus si affinités.

. Pier

- RELOCALISATION

Une suggestion : relocaliser notre production de nourriture, si possible en circuit court autour des villes,cultivée en BIO bien sûr, type permaculture. Pourquoi ?
Quand on voit les dégâts des inondations à Montpellier, à cause de zones commerciales bétonnées et goudronnées à perte de vue, on peut se poser la question.
Quand on voit les kilomètres parcourus parfois par ce qu’on a dans notre assiette, avec transports par avion, bateaux, camions, on peut se poser la question, en cette période de réchauffement climatique.
Comment ? Relancer les jardins ouvriers, ou l’octroi de terrains par les municipalités ou par des propriétaires privés, qui ne font rien de leur terrain, en friche depuis des années. ou en zone inondable. Car le problème est bien sûr l’accès à la terre.
Des associations peuvent acquérir un terrain, avec des aides de la collectivité locale, la production excédentaire pouvant servir pour les crèches, les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite... Les chômeurs et les jeunes retraités pourraient se rendre utiles et passer de bons moments ensemble...

. Catherine

- DEMOCRATIE

Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire disait Georges Orwell , alors je me risque à cet acte révolutionnaire et qu’attendons-nous ?
La France est devenue peu à peu un pandémonium et ce n’est pas un euphémisme ! Là est le problème. La France a besoin de contre-pouvoirs, que nous n’arrivons pas, nous citoyens, à créer.
La France n’a plus le goût de l’absolu , les citoyens se contentent d’une médiocrité tranquille. On est passé du monde du visionnaire à celui de gestionnaire. En fait, la France donne des leçons au monde entier sur la politique, la justice. Les délégataires de services publics qui étaient l’art de servir les citoyens, sont devenus l’art de se servir des citoyens. Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir.
Comme disait Balzac : La comédie humaine est avant tout l’échec du politique. Ce n’est donc pas un signe de bonne santé démocratique que d’être bien adapté à une société profondément malade, minée par la corruption.
La démocratie n’est pas un match que l’on gagne ou que l’on perd. Ce n’est pas un combat, c’est la défense d’idées et de projets. Ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas !

. Richard

- ESPOIR

La plupart d’entre NOUS avons commencé, avec nos défaillances, mais aussi avec l’abandon de nos peurs et la conscience que NOUS sommes ensemble, ainsi que de la somme de travail que NOUS avons à accomplir, ensemble et individuellement, avec volonté et constance, chacun à notre niveau.

Les difficultés sont grandes, quand on voit le monde, quand on voit nos petits pas, et ceux qu’on ne fait pas... parce que... parce que... et alors que NOUS, notre société humaine, sommes animés par un grand espoir, et que ça se voit (que c’est TOI) : que les Rencontres de Reporterre soit une fête !

. Cathy56

- ENERGIE FOSSILE
Dans son dernier ouvrage, Profitons de la crise climatique pour changer de modèle, Naomi Klein explique qu’il faut se saisir de la lutte contre le changement climatique pour renverser l’ordre libéral et construire une société plus juste.

Elle écrit notamment, s’agissant des énergies fossiles : "Nous ne pourrons atteindre les objectifs fixés par les scientifiques qu’en contraignant certaines des entreprises les plus rentables de la planète à tirer un trait sur des milliers de milliards de dollars de recettes futures en renonçant à exploiter la grande majorité des réserves prouvées de combustibles fossiles."

J’habite dans une région, la Lorraine, où des forages exploratoires de gaz de couche de charbon entrepris par la société EGL, sont en cours sur quatre sites de Moselle (avec la bénédiction de la plupart des politiques locaux).

Question : "Quelles mesures politiques seraient susceptibles de prendre vos invités s’agissant des énergies fossiles, et plus particulièrement du gaz de couche de charbon ? Quelles pourraient être les mesures contraignantes qu’ils mettraient en place pour forcer les entreprises à stopper exploration et exploitation des combustibles fossiles ?"

. Gérard Albiser (membre du collectif STOP gaz d’hydrocarbures de Lorraine et d’Alsace)

- EDUCATION

J’ai toujours cherché où et comment mener le combat contre les injustices.
Concrètement, j’ai choisi d’embrasser trois luttes qui m’ont semblé essentielles : la lutte sociale, la lutte écologiste et, plus tardivement, la lutte féministe.
Récemment, je me suis intéressée à l’éducation. J’ai trouvé des choses sur l’éducation populaire (via la SCOP Le Pavé notamment), sur les méthodes pédagogiques alternatives (Montessori, Freinet…), sur l’éducation à l’environnement.
Je me retrouve, pour la première fois en tant qu’adulte, face à des enfants. Malaise. La conviction intime que quelque chose ne va pas. Qu’il y a ici une souffrance qui ne dit pas son nom, que l’on n’entend pas, que l’on ne dénonce pas.
Nous devons absolument réinvestir politiquement l’éducation, pourtant délaissée la plupart du temps.Car tout part de là. Les excellents travaux d’Alice Miller ont démontré son importance cruciale dans la naissance du fascisme... ou de tout son contraire.
Notre pays n’a toujours pas interdit les châtiments corporels infligés aux enfants. Pourtant, la violence (physique, morale, psychologique...) subie durant l’enfance aura un impact immense sur la construction de l’individu. Comment aimer et protéger la nature si on nous interdit d’y aller, si on ne l’expérimente plus avec tous nos sens ? Comment aimer et protéger la vie si on nous apprend à tuer tous les jours au journal de 20 h, dans les films et les séries télé ?
Nous ne sommes pas des monstres. Nous sommes des gosses perdus, morts de trouille. C’est par là qu’il faut commencer, par une éducation bienveillante.

. Emmanuelle

- VEGETARISME
Je suis végétarien depuis deux ans, produit d’une longue réflexion et de motivations diverses, et j’ai découvert par la suite un mouvement encore assez discret mais très dynamique.
Le végétarisme, le végétalisme et le véganisme ne se préoccupent pas seulement de la condition animale : ils ont aussi un potentiel révolutionnaire sur les questions d’écologie et de santé publique. L’élevage d’animaux produit plus de gaz à effet de serre que tous les moyens de transport réunis, pollue les sols et les eaux, consomme énormément d’eau et de surface agricole, et la liste de ses conséquences est encore très longue.
Or, si on entend (un peu) parler de ces problèmes, je n’entends jamais parler de végétarisme, de végétalisme et de véganisme en terme politique par des politiques, comme si les choix alimentaires pouvaient être comparés à des choix religieux qui ne concernent que les personnes individuellement.
La comparaison est évidemment fausse, car nos choix alimentaires ont un impact global sur un environnement qui nous est commun. C’est donc une question politique. Partant de ce constat, je voudrais savoir si les intervenants ont des positions politiques (pas personnelles) sur le végétarisme, le végétalisme et le véganisme, et bien sûr (sinon ça ne serait pas drôle), qui parmi les intervenants pratiquent un de ces régimes.

. Sébastien (Paris)

- MULTICULTURALISME

Ne pensez-vous pas que la question de l’immigration et de l’identité des peuples est un enjeu fondamental pour toute société envisageant le ré-enracinement nécessaire à toute société écologique ?

Le corollaire de l’immigration, le dogme quasi-religieux du multiculturalisme, n’est-il pas un instrument d’écrasement des identités et des cultures, pourtant des outils de résistance à la mondialisation et à la victoire du libéralisme ?
En tout cas, c’est que semble passer Claude Levi-Strauss dans ce passage : « On ne peut se dissimuler qu’en dépit de son urgente nécessité pratique et des fins morales élevées qu’elle s’assigne, la lutte contre toutes les formes de discrimination participe de ce même mouvement qui entraîne l’humanité vers une civilisation mondiale, destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l’honneur d’avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie et que nous recueillons précieusement dans les bibliothèques et dans les musées parce que nous nous sentons de moins en moins certains d’être capables d’en produire d’aussi évidentes. »
En résumé : ne pas se poser la question de l’identité et traiter de racistes ou de xénophobes ceux qui le font, est-ce cohérent alors même que l’on lutte contre la mondialisation et le libéralisme ?
. Nicolas

- LOCAL

Vous ne vous dites jamais que faire des propositions nationales, c’est un peu facile ?
On peut bien sur ridiculiser les responsables nationaux ,mais en ayant conscience qu’ils sont élus. Le courage serait de lancer un appel pour des pressions locales , pour que chaque adulte ait une pièce,une revenu, un terrain, et consomme local au maximum. Non ?

. Philippe Vicherat (20 ans de responsabilités nationales dans l’éco po).

- UNION
Les idées de l’écologie politique et d’une démocratie véritable n’ont de chance de progresser que si se construit un front commun entre des partis aux idées proches et complémentaires. Je pense à EELV, à Nouvelle Donne, et à des personnes du Front de Gauche ou d’autres partis. Dispersés, nous n’avons aucune chance dans le système actuel. Il faut donner à voir une perspective de transition écologique qui soit à la fois réaliste, efficace et désirable.

Donc : Comment, dès les prochaines semaines, les personnes et forces intéressées peuvent-elles s’organiser pour élaborer cette offre politique commune ? Nos partis sont-ils prêts à répondre aux énormes défis actuels, ou continueront-ils à centrer leur énergie sur le brigage de postes et fonctions, et donc sur ce qui les distingue plus que sur ce qui peut les unir ?

. Pierre Johnson (coopérateur EELV)

- DETTE et FISCALITE
Trois grands points sur lesquels il faudrait se focaliser afin de construire une alternative et de reconquérir le pouvoir :
- refuser de payer la dette
- assurer l’accès pour tous aux biens vitaux
- supprimer les niches fiscales
Je ne sais pas si ces points en particulier sont pertinents mais je trouve la stratégie de nous concentrer sur quelques points de convergence à gauche et en écologie politique très pertinente.
Il est urgent de proposer une alternative. Il est d’autant plus urgent de nous unir et de faire vraiment de la politique.
. Léa

- TIRAGE AU SORT DU CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE
La première étape de la révolution démocratique est incontestablement l’union du mouvement social des « alternatives ». Ce sont les acteurs de ce mouvement - associations, syndicats, ONG, médias et réseaux alternatifs, ZAD et collectifs en lutte, etc. - qui représentent les forces vives de la démocratie. D’autre part, le jeu électoral étant irrémédiablement bloqué au sein de la Ve République, seul un mouvement dépassant les clivages partisans traditionnels paraît en mesure de réveiller dans l’ensemble de la société un désir de politique profondément refoulé suite aux désillusions accumulées.

Or l’union du mouvement des alternatives, dans sa dimension proprement politique, ne peut pas se réaliser autour de quelque chose qui ressemblerait à un programme de gouvernement. En tout état de cause, une telle union ne semble justement pouvoir s’opérer qu’autour du projet de VIe République,

Ensuite, parmi tous les itinéraires qui s’offrent à l’esprit pour la réalisation d’un tel objectif, je suis également d’avis que le plus pertinent, c’est-à-dire à la fois le plus élégant et le plus efficace, n’est autre que la présentation de la VIe République comme candidat commun à l’élection présidentielle de 2017 (conformément à l’intuition du Parti de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon).

Le/la candidat-e présenté-e à l’élection présidentielle est une personne issue de la société civile et largement reconnue pour sa probité, son ouverture d’esprit, sa défense des valeurs humanistes et écologistes, etc. Mais il/elle pourrait tout aussi bien être désigné-e par tirage au sort puisque son rôle consiste uniquement à se porter garant de la réalisation d’un processus constituant défini en amont.

Ceci étant dit, invitation est lancée à tous les partis politiques se réclamant peu ou prou de l’écologie sociale et politique. En effet, quel que soit leur désir d’« exister » sur la scène médiatique à l’occasion de l’élection présidentielle, ces partis redoutent en général les effets de la personnification induite lors de cette élection par le fonctionnement du système médiatique. En outre, ils savent parfaitement devoir faire les frais d’une lourde défaite face aux candidats des « partis de gouvernement », étant accusés en amont, et comme à l’accoutumée, de « faire le jeu de l’extrême-droite », subissant l’inébranlable « logique » du «  vote utile », etc.

Reste la dernière étape « pré-révolutionnaire », celle du deuxième tour de l’élection présidentielle, au cours duquel il s’agit d’affronter la vieille garde de l’oligarchie, qui fait la moue. Sarkozy, Juppé, Fillon, Copé, qu’importe ? A ce stade, leur rhétorique ne trompe plus grand-monde. Et face au raz-de-marée de l’insurrection citoyenne, il n’y aura pas de si petit trou qu’ils ne puissent espérer finalement s’y cacher.

En dépit des apparences, la situation n’a jamais été aussi propice au renversement de la dictature des marchés. Il n’est qu’à déchirer le voile : la victoire est à portée de main. Rien n’empêche qu’elle ne nous appartienne, pourvu qu’on veuille bien s’en saisir.

. Antoine Trouillard (qui prolonge son propos sur son blog).

- NOUVELLE REPUBLIQUE, NOUVEAUX PARTIS
Au niveau politique en France, j’espère qu’il y aura un espoir suscité par une refondation profonde. C’est-à-dire une nouvelle république porteuse de valeurs positives (exemple : réduire les inégalités, remettre l’homme dans les cycles écologiques), qui suscitera la coopération entre les citoyens plutôt qu’uniquement la concurrence à outrance.
Quelques souhaits en vrac :
- une plus grande participation des citoyens à la vie en société.
- possibilité et incitation au changement d’activité au cours de la vie, en passant d’un secteur à l’autre : secteur public, privé, associatif, etc.
- éducation théorique et pratique de l’écologie pour tous et tout au long de la vie, car si nous comprenons le milieu où nous vivons, nous aurons plus tendance à le préserver et de plus cela nous donnera des idées.
- impliquer un maximum de citoyens dans les décisions et dans l’action politique. Éviter la formation de groupe de notables qui dominent les autres à vie : renouvellement plus fréquent des politiciens. Service civique au long de la vie.
- arrêter que les partis politiques ne servent qu’à promouvoir des candidats, qu’ils soient des coquilles vides uniquement présent pendant quelques semaines avant les élections. Il faut promouvoir des idées, des projets concrets et des valeurs. Il faut des partis politiques qui présentent des projets sur plusieurs horizons, avec les priorités que sont l’écologie et la justice sociale. L’espoir ne repose pas sur une politique de pansements.
- plus grand contrôle citoyen des décisions politiques et des mandatures. Plus grand contrôle politique du secteur privé, en particulier la finance, l’armement, les activités futiles et socialement et écologiquement nuisibles, etc.
- favoriser les coopératives et des formes d’organisation plus démocratiques dans la sphère privée.
- placer l’écologie comme un principe majeur (du sous sol à la haute atmosphère) en plaçant les activités humaines de manière harmonieuse dans l’ensemble. Biens communs et service publics sont aussi à définir et inscrire dans la nouvelle république.
- pousser au développement des Nations unies. Mettre en place une organisation mondiale de l’écologie.
- susciter l’espoir, c’est bien, mais il ne faut pas que les partis politiques progressistes et/ou écologiques écartent les réalités (place dans la société, cadre de vie, sécurité, etc.) Beaucoup de gens disent, ’c’est bien leurs idées, mais c’est inapplicables dans le monde actuel ou alors c’est utopiste’. Comment une société différente est-elle possible alors que le monde est ultralibéral et impose mondialement un néfaste dumping social et écologique sur les biens et services entre les pays et les régions du monde ?
- tenir compte du mode de scrutin actuel. Pour cela, il faut que les partis écologiques et progressistes soient plus rassemblés tant que le mode de scrutin est ainsi : il n’y a qu’un bulletin que l’on peut glisser dans l’urne.
. Alain

- ECOLOGIE APPLIQUEE
Un parallèle entre art et écologie. L’art nous enseigne la pensée en actes, l’idée que rien n’est sans conséquence.
L’environnement dans lequel je vis EST les conséquences de ma participation à l’organisation sociale et politique de cet ensemble.
"L’écologie appliquée" permet de développer chez les individus une prise de conscience de leur efficacité dans leur milieu, et ce sans noyer cette prise de conscience dans un lac de culpabilité. C’est aussi simple que l’enthousiasme d’un enfant qui réalise que ce sont ses gestes et ses actions qui le font exister dans une communauté.

Il est sans doute possible de changer le statut assigné aux citoyens par le commerce de masse en le changeant de consommateur en acteur (participant aux décisions et orientations de la cité, à ses choix et à la formulation de ses projets). C’est là que j’entrevois la possibilité de reconstruction d’une relation au politique. Il me semble que l’écologie permet de diffuser les gestes qui permettent la reconquête par les citoyens de le leur environnement politique, du plus étroitement local vers le plus global.

Chaque geste compte, justement parce qu’une infinité de gestes est nécessaire à la reconquête de l’économie par l’homme comme à la maîtrise de la relation entre les activités humaines et leur milieu. Comme on en est plus à un néologisme près, j’avais proposé celui d’"écolomie" pour nommer l’organisation d’une société fondée sur des échanges et qui tienne compte de la limitation des ressources.

Autre enseignement de l’art : cette peinture, tu peux la faire toi-même. Toi aussi tu peux être un artiste, il suffit non pas que tu le dise ou que tu le veuilles, mais que tu le fasses.
L’écologie nous pousse aussi à la prise en charge de nos destins individuels. Si ce qui me définit, c’est le rapport entre les conséquences de mes gestes avec la conscience que j’en ai, alors je peux décider qui je suis, et ne pas me contenter du destin que m’assignerait tel ou tel contexte social ou culturel.

. Sylvain

- INITIATIVES LOCALES et CHANGEMENT de PARADIGME
Et si la reconstruction de la politique se faisait en parlant de la vie, de ses plaisirs, de son lien avec le temps retrouvé, le temps vécu, le temps passé avec d’autres pour construire une société dans laquelle il fait bon vivre. Et si notre politique faisait l’éloge de la lenteur plutôt que celle du toujours plus vite.
Et si la reconstruction de la politique se faisait en remettant l’économie à sa juste place, c’est-à-dire comme un moyen qui permet d’atteindre un but. La croissance du PIB, la productivité, le coût du travail ne doivent pas être des objectifs de notre politique et ne doivent pas être le sujet central de notre discours politique.
Et si notre politique faisait des initiatives « citoyennes » (je n’aime pas ce mot) un projet de société. Les fablabs et autres ateliers participatifs, épiceries coopératives … nous montrent qu’on peut œuvrer ensemble dans une ambiance coopérative et sans violence pour produire ce qui nous est nécessaire.
Les circuits courts nous montrent qu’on peut avoir un lien direct avec les producteurs plutôt qu’un seul rapport économique basé sur la recherche du plus petit prix possible.
Les rassemblements festifs avec des petits concerts, des spectacles de rue … nous montrent que le plaisir culturel n’est pas forcément dans des gros événements dévoreurs de subventions ou générateurs de gros profits.
. Hervé

- PARTAGE
Que faire de la cupidité ? Que faire avec ceux qui ont des revenus illimités pour l’éternité, ou des revenus complémentaires (immobilier, loyer, rente financière), qui font le bonheur des compagnies aériennes et vendeurs de séjour de rêves, et qui regardent la paupérisation grandissante comme un cycle nécessaire à la sélection naturelle, seule voie pour certains du progrès humain.
Le changement de Constitution est une étape, qui devrait être accompagnée d’une révision de la déclaration des droits de l’homme, pour redonner un sens universel à notre envie de partage.
. Malek

- DEMOCRATIE
Nous devons d’abord nous interroger sur un fait : la notion de démocratie est-elle compatible avec une société de masse ?
A partir du moment où les décisions qui sont prises concernent des millions de personnes, il semble illusoire de laisser à ces millions de personnes la possibilité de s’exprimer et de dégager un consensus.
Il serait plus réaliste en l’état actuel de considérer que le dogme démocratique (je parle bien d’un dogme car je pense qu’aucune société n’a jamais connu à ce jour de véritable démocratie) peut être appliqué à petite échelle : à l’échelle d’un village, voire d’une très petite ville. Il serait déjà très souhaitable de pouvoir aboutir à des débats politiques locaux dégageant des consensus à cette échelle.
Toutefois, un certain nombre de décisions continueront à être prises à une échelle nationale, voire internationale. Or, le processus de la désignation des dirigeants pose véritablement question.
Depuis l’origine des institutions dites "démocratiques", les "représentants" du peuple se sont auto-désignés au sein de petits groupes relevant pratiquement d’une forme de clergé techno-scientiste (avec ses nombreuses chapelles plus ou moins libérales ou plus ou moins sociales) et ont ensuite demandé aux populations d’avaliser leurs choix par le suffrage plus ou moins universel, en départageant les "champions" des différentes chapelles.
Le suffrage universel ne sert donc qu’à s’assurer du fait que les "représentants" ont le charisme nécessaire pour maintenir les populations dans l’obéissance, à redonner une légitimité au clergé ainsi élu et enfin à donner l’illusion aux populations qu’elles se gouvernent elle-mêmes et qu’elles ont un certain pouvoir politique.
Pour sortir de cette forme de théocratie, il faudrait une remise en cause idéologique profonde. Il faudrait aussi savoir vers quoi nous voulons aller. Or, nous sommes très loin d’être tous d’accord sur cette question. Par contre, nous sommes d’accord, entre lecteurs de Reporterre du moins, sur le fait qu’il faut arrêter d’urgence la destruction de la biosphère terrestre.
Cela peut justifier la mise à jour d’une profonde imposture sur la légitimité à gouverner de ceux qui détiennent aujourd’hui le monopole de la représentativité.
. Nadia Donati

- VIe REPUBLIQUE
Ma suggestion : récupérer une véritable démocratie en travaillant à l’élaboration de la 6e République pour que son mode de fonctionnement permette d’écarter des décisions publiques les "carriéristes" de la politique.
Pour que l’action publique soit effectivement mue par l’intérêt commun et non plus par les intérêts particuliers et/ou de castes oligarchiques.
. Nelly

- UNION EUROPÉENNE
Refonder la politique est illusoire dans le cadre de l’Union Européenne actuelle. La Commission européenne impose une agriculture hyper-productiviste, donc oblige les agriculteurs à utiliser de plus en plus d’engrais et pesticides. L’UE oblige les États à introduire les OGM.
Pour protéger notre santé et l’environnement, il faut que la France dénonce juridiquement de nombreux articles des traités européens.
Désormais la Commission fixe les grandes orientations politiques économiques, surveille, et met en demeure les États d’obéir : abaisser le déficit public, réduire le coût de la main d’œuvre, réformer complètement le système de retraite, etc.
Le système médiatique, politique et syndical français est complice de la situation. Comme au théâtre de Guignol, les responsables politiques et syndicaux incitent les Français en colère à s’en prendre à des marionnettes dépourvues de tout vrai pouvoir.
. Karl

- CITOYENNETE et RELOCALISATION
Plusieurs propositions
1 : L’énergie minimum vitale est gratuite : eau, électricité, chauffage. Par contre, tout dépassement est taxé progressivement : plus on remplit et éclaire sa piscine plus on paye. Le bilan économique est neutre, cette mesure ne coûte rien.
2 : L’agriculture de France est vivrière. Les subventions agricoles sont orientées vers les petits producteurs qui fourniront des produits de qualité biologique.
3 : Création d’une éco-taxe : plus le produit consommé est loin du lieu de sa consommation, plus il est taxé.
4 : Interdiction d’une armée de métier, trop dangereuse pour la démocratie, c’est le peuple, par la conscription, qui est rendu responsable de sa défense. Création d’une armée internationale.
5 : Le rôle de l’éducation est réaffirmé. La re-évolution passe par une éducation non-violente, conviviale.
6 : La culture est un droit fondamental.
7 : Le bien-être de chaque terrien et terrienne est une utopie qui se doit d’être tentée. L’humain revient au centre des décisions politiques.
8 : Un droit à la formation est institué. Chaque citoyen peut, tous les sept ans, réclamer son droit afin, éventuellement, changer de métier.
9 : La justice est rendue par le citoyen avec l’aide de professionnels indépendants du pouvoir politique.
10 : Reterritorialisation : chaque région française doit tendre vers l’autosuffisance alimentaire et énergétique.
11 : Les élus sont tirés au sort, un tiers change à chaque fois.
12 : L’émission de monnaie est réservée à l’Etat. Les monnaies locales, outils de réappropriation citoyenne, sont favorisées.
13 : Révision du droit de propriété qui rend éternelles les grandes fortunes.
14 : Un revenu citoyen lié a un comportement citoyen (à définir, celui qui refuse d’utiliser une voiture ou qui fait son jardin !) est institué.
15 : Le référendum est un outil démocratique à développer surtout au niveau local.
16 : Les entreprises d’état (SNCF, Edf, …) , les administrations (Caisse d’allocations familiales, Sécurité sociae, …) sont encadrées par des citoyens tirés au sort.
. F.V.

- CHANGEMENT DE CONSTITUTION
Extrait d’un appel lancé sur agorasphe :
La crise écologique est la réalité qui subordonne tout le reste, notamment la création d’emplois et une meilleure justice sociale. Regarder la crise écologique en face, c’est abandonner la religion d’un retour à la croissance telle que le pays l’a connue après guerre, sauf à se retrouver en situation de guerre ou la souhaiter.
Parce que la crise écologique ne peut s’aborder efficacement que par un approfondissement de la démocratie - et non autour d’une croissance verte définie par des normes capitalistes imposées au monde du travail et aux modes de vie -, parce qu’elle ouvre la possibilité d’une nouvelle citoyenneté (on a vu l’importance des « listes citoyennes » lors des municipales) et d’une nouvelle perspective de progrès démocratique, que l’écologie est l’avenir de toute la gauche, une écologie sociale et politique.
La recomposition de la gauche, c’est refonder le politique autour d’une grande exigence et non autour d’un grand récit. C’est donner toute la place à celles et ceux qui s’engagent en politique, pour qui la mise œuvre d’un projet de société, ici et maintenant, est largement aussi importante que la conquête du pouvoir, et qui n’ont ni le temps, ni les moyens, ni l’envie de faire de la politique un métier.
Abolir la monarchie républicaine, est une nécessité pour déprivatiser l’État et le rendre aux citoyens. Le changement constitutionnel, avec la participation de toutes et tous, a tous les échelons institutionnels, est pour la gauche, pour la démocratie, pour l’égalité des territoires, une priorité.
. Emmanuel Antoine

- DETTE ECOLOGIQUE
Dans le domaine de l’écologie, je pense qu’on peut faire le parallèle avec la finance.
Pendant trente ans, la France a cru que l’endettement systématique de l’État trouverait toujours une solution. Elle avait tort. Il faut rembourser, et il n’y a aucune solution miracle. La leçon à retenir est la suivante : on ne peut dépenser plus que l’on gagne, car un jour ou l’autre, on se fait rattraper par la réalité. Nul n’échappe à cette règle.
Nous nous conduisons avec le même aveuglement au sujet de l’environnement, sachant que les conséquences à terme risquent d’être infiniment plus graves et plus lourdes que celles résultant des déficits budgétaires accumulés.

Un pionnier de la réflexion écologique, Herman Daly, a défini trois principes, qui devraient constituer le fil rouge de toutes les réflexions économiques, sociales et environnementales :
1 Le rythme de l’épuisement des ressources non renouvelables ne peut excéder celui de la création de ressources alternatives,
2 Le rythme de l’exploitation des ressources renouvelables ne doit pas dépasser celui de leur régénération,
3 La quantité de déchets produite ne doit pas excéder la capacité de les assimiler.

Mais le 20 août 2013, nous, les « Terriens », avons consommé l’intégralité des ressources que l’écosystème est capable de produire et absorber en un an. A partir de ce « jour du dépassement », et jusqu’au 31 décembre 2013, nous avons creusé notre « dette écologique » vis-à-vis des générations à venir.
Qui va rembourser cette dette écologique, et quand ? Personne n’en sait rien, et on se garde bien d’en parler. La sagesse serait donc d’appliquer à l’environnement la règle de l’équilibre budgétaire.
. Bertrand de Kermel

- POUVOIR DES BANQUES
Quelle que soit la couleur politique de nos dirigeants, l’avenir de notre planète est le souci le plus grave qui devrait nous préoccuper, mais qui est malheureusement mis de côté, tout simplement parce que nous vivons dans une société où l’homme, les animaux et la planète passent après les intérêts financiers des gros industriels.Et les politiques ne peuvent rien faire, ils ne dirigent plus le monde, mais les banques et une poignée d’industriels. Nous allons tout droit à une catastrophe sans retour en arrière possible.
. Jacques Hampé

- UNION
Je pense que nous ferons toutes et tous fausse route tant que nous ne serons pas réellement unis sur des bases communes... qui peuvent être à la fois des constats objectifs, des faits, des problématiques... ET des pistes de réponses, des solutions, des accords...
Là où nous avons un boulevard, c’est que pour le "commun des mortels", la seule alternative crédible et montante à l’UMP et au PS, c’est... Le FN ! Boulevard donc puisque le FN n’a rien du parti de l’écologie, de la décroissance, de la simplicité volontaire, de l’ouverture aux différences...
Nous avons besoin d’accords puissants et de long terme pour remplacer d’une part les vielles lois périmées, et d’autre part combler le vide sidéral, l’absence totale de projet de société commun...
Propositions d’accords :
. Tout faire pour répondre au plus vite aux problématiques liées à l’urgence climatique planétaire
. Reconnaître que la "démocratie" est avant tout un mot vieux de plus de 2.500 ans, mais pas du tout un mot qui correspond au système politique actuel...
. Nous accorder pour construire sur le long terme une société réellement démocratique et écologique. N’est-il pas temps de remplacer la concurrence généralisée des peuples par la coopération généralisée, les peurs et guerres par la confiance et les partages, les armes par les arbres, la haine par l’amour ?
. Nous accorder sur l’impérieuse nécessité de licencier nos gouvernements, et donc sans plus attendre de nous organiser pour les remplacer et gérer NOS affaires... la politique n’est pas un métier, c’est vivre ensemble, c’est chaque jour, chacun.e de nous...
Tout part des rencontres, merci à Reporterre d’organiser celle ci, qui promet d’être très constructive, très riche dans le bon sens du terme...
. Baptiste Camille

- BIENS COMMUNS
Il est fort possible que l’on assiste sous peu à un "rendez-vous manqué" entre la sphère politique, qui s’éloigne de plus en plus de la société civile et s’arrange pour ne faire qu’un semblant de délégation de pouvoirs, et les initiatives citoyennes qui fleurissent un peu partout en France, en Europe et dans le monde. J’ai comme l’impression que "reprendre la main" (merci Nouvelle Donne pour le slogan) ne sera possible que dans la mesure où les citoyens seront nombreux à être conscients que le changement ne pourra passer que par une ré-appropriation de la production du politique. L’exemple de l’Islande qui reconstruit sa constitution sur une base de participation citoyenne spontanée me parait assez frappant.

Par ailleurs, je suis d’accord avec le fait que la question des biens communs est centrale et se pose désormais pour l’ensemble de la planète. Son universalité à l’heure de la globalisation des questions environnementales (je mets dans ce terme l’ensemble des problèmes posés par le système capitaliste) permet peut-être pour la première fois à l’humanité de se penser en tant qu’entité, en tant qu’espèce et en tant que part du "cosmos". L’information telle que la relaie Reporterre, par exemple, contribue à cette conscientisation.
. Antoine

- BIENS COMMUNS
S’il y a une pensée politique à réinventer, elle ne peut se faire qu’à partir des pratiques de gouvernance en biens communs, telles qu’elles se multiplient actuellement, et non à partir des appareils politiques, j’en suis absolument convaincu.
Si l’on considère que les ressources naturelles vitales, composantes essentielles du monde vivant (animal et végétal), doivent être rendues accessibles en droit à chaque homme et à chaque femme là où ils vivent, on se rend vite compte que beaucoup de réalisations (économiques, sociales, environnementales, culturelles) peuvent se construire en biens communs et se gouverner de façon ‘’polycentrique’’ (État, association, citoyens, privé). La propriété des biens communs se décline dans de nombreux domaines : l’agriculture avec Terre de liens, l’accès à l’eau potable et à son assainissement avec Eau Vive, l’énergie avec Enercoop, la finance avec la Nef, et bien d’autres...
Ce vaste mouvement empirique des biens communs, constitué de multiples pratiques et sans véritables modèles, peut-il, doit-il, déboucher sur un projet politique ? Cela se discute...
. Pierre

- FORUM
Ce serait super si vous mettiez en place un bon vieux forum de discussion. Souvent on est frustré de ne pas pouvoir échanger entre nous, les lecteurs.
Vous êtes une des rares sources d’inf’eau potable dans le désert médiatique. Devenez une mare grouillante de vie autour de laquelle se discutent les articles et où se colportent les bonnes idées ! Les uns reporterre, d’autres colporterre et tous déblaterre...
. Eric
. La réponse de Reporterre : "On aimerait bien, mais le suivi d’un Forum demande du temps de travail, et pour l’instant, comme l’équipe est encore réduite, on préfère se mobiliser sur la production d’informations. Quand on grandira, ça changera."

- DROITE

Fidèle lecteur de Reporterre, de tendance droite, j’aimerai participer à la rencontre du 6 octobre mais je constate qu’aucun mouvement de cette tendance politique n’est représentée. Quel dommage pour un rencontre qui entend dépasser les clivages politiques autour. Peut-être ont-ils été conviés ?

. Pascal D.

. La réponse de Reporterre : "Après discussion, nous avons décidé en effet de ne pas inviter de représentants de la droite. Pourquoi ? Parce que les positions de l’UMP paraissent incompatibles avec la mutation écologique que nous pensons nécessaire, la récente déclaration de M. Sarkozy sur le principe de précaution et le gaz de schiste confirmant cette analyse. Mais Chantal Jouanno, Corinne Lepage, Bertrand Pancher ou Nathalie Kosciusko-Morizet se sont déjà exprimés sur Reporterre et le seront de nouveau. Cependant, la question ’Peut-on imaginer une alliance transpartisane, qui aille de la droite à la gauche, autour du socle commun de l’écologie’ est très légitime. Nous la poserons aux invités. Et vous pourriez lancer le débat en nous ré-écrivant, votre analyse sera publiée sur le forum de la Rencontre.".

- PLATE-FORME DE RENCONTRE
Il faut maintenant commencer à coopérer pour changer le monde. Mais comme beaucoup, je suis pris par ma vie, mon travail, mes enfants... Ce n’est pas toujours facile de rencontrer du monde. Alors comment être facilement au courant des groupes qui se montent sur divers projets coopératifs, et éventuellement y participer ?
Peut-être qu’une solution serait de créer un site internet à l’échelle du pays, dans lequel chaque personne isolée ou chaque groupe déjà constitué, ou association, déposerait son projet en le localisant sur une carte et en signalant ses objectifs et surtout ses besoins.
Il y a tellement de chose qui se passent, et c’est parfois tellement difficile d’y voir clair !
Donnons-nous l’opportunité de se rencontrer plus facilement, sans barrière, sans sectarisme.
Ce serait aussi une plate-forme de rencontre permettant de rompre l’isolement de beaucoup de personnes qui ne sont pas militantes et surtout qui n’ont pas la disponibilité pour cela, tout en souhaitant s’engager.
Regroupons tout et communiquons pour coopérer !
. Jean-Baptiste - (Monts-en-Touraine-

- TRANSPORTS
Il est dommage qu’on ait si peu de projets de densification des transports collectifs en milieu rural, alors qu’il y a une vraie dynamique en milieu urbain. Où sont passés les projets de tram, bus, etc. qui existaient pour relier les sous-préfectures, par exemple ? C’est la même chose pour les projets de voies cyclables : une vraie dynamique en ville, alors qu’il en existe très peu en campagne (ou alors sur des tracés touristiques et pas utilitaires).
. Eric Marguin

- CLIMAT
Les problèmes climatiques et environnementaux devraient être la priorité de tous , nous sommes tous concernés et les hommes de tous pays devraient s’unir pour lutter contre cette menace commune au lieu de se fier la guerre , enfin je rêve .....
. Nathalie Peters

- DEMOGRAPHIE
Je n’entends jamais aucun des partis politique représentés ce soir évoquer les problèmes écologiques provoqués par l’évolution démographique. La corrélation me parait pourtant évidente.
. Aymeric (adhérent Nouvelle Donne)

- NPA
Pas de participants NPA à la réunion que vous organisez. Pourquoi ?
. François Favre, Eric Marguin
- La réponse de Reporterre : "Merci de votre courriel et de votre attention. Vous nous avez fait remarquer qu’il n’y avait pas de représentants du NPA aux Rencontres. C’est vrai, et pour vous dire la vérité.... on n’y avait pas pensé. Pourquoi ? Nous recevons très rarement des nouvelles du mouvement. Ni communiqués, ni infos (notre boîte à ce propos : planete@reporterre.net).... Et nous ne croisons pas souvent des représentants du mouvement sur les sujets, les lieux ou les luttes qu’on traite. Ca ne veut pas dire que vous n’y êtes pas, mais on est une petite équipe, on ne voit pas tout.
On n’a pas de problème avec le NPA, et nous avons publié des ITW du NPA par le passé (voir par exemple ainsi que ceci ou encore cela). Oui, le NPA se préoccupe d’écologie. Pour la soirée du 6 octobre, ça ne sera pas possible de rattraper le tir, tout est déjà réservé. Par contre, vous êtes vivement invité à nous faire par de vos réflexions (en tant que militant, en tant que citoyens) sur le sujet (rencontres @ reporterre.net). Elles seront publiées sur notre Forum des lecteurs ou transmises aux intervenants. Merci de votre compréhension, et au plaisir de vous voir aux Rencontres ou sur le terrain lors de reportages. N’hésitez pas à nous prévenir quand vous menez des actions !"

- ARBRE
J’aimerais une nouvelle loi qui mette un prix sur chaque arbre, comme aux Pays-Bas, selon sa rareté, sa taille, etc, et condamne à payer quiconque le coupe, même chez soi. Mais bien entendu pareille loi ne servirait à rien si on ne l’appliquait pas.
Force est de constater que la non application des lois, par ignorance ou mépris, devient LE problème des luttes pour l’environnement.
. Marie-Paule Nougaret




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Lire aussi : EDITO - Plein succès pour la Rencontre de Reporterre. Si, la politique intéresse les gens !

Source : Courriels à Reporterre.

Ouverture du Forum le 23 septembre 2014.

Illustrations :
. « C’est simple » : Tommy Dessine pour Reporterre
. « Chantier ouvert au public » : Tommy Dessine pour Reporterre
. Et que vive la démocratie : en Belgique (Reporterre)
. « Des questions ? » : Tommy Dessine pour Reporterre
. « Demokratie jetz », démocratie maintenant, peinture murale à Leipzig (Reporterre)
. Place de la Démocratie, panneau à Alternatiba Nantes (Reporterre)
. clown : dessin de Trax


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